30 septembre 2008
Si vous commencez la lecture de ce long texte , allez y jusqu'au bout ...Que Dieu protège vos gosses !!!
Le quotidien des enfants des rues marocaines
Pour retracer leur vie au jour le jour, nous les avons suivi dans les dédales de Casablanca“Chemkara”.
C'est ainsi qu'on appelle cruellement les enfants des rues.
Ils sont dans la rue depuis quelques mois ou quelques années et pour beaucoup, elle est leur seul refuge.
Ils y fuient violence et misère et y trouvent violence et misère. Selon les chiffres de l'Unicef, il y a plus de 8 millions d'enfants dans les rues dans le monde.
A Casablanca, on estime leur nombre entre 5.000 et 7.000. Au Maroc, ils sont à peu près 25.000, selon les associations.
" Il est difficile d'avoir une visibilité sur ce phénomène. La plupart des enfants passent leur temps à changer d'endroit et de villes, fuyant la police, les agressions, et le regard de la société ", affirme Omar Saadoun, éducateur de rue depuis 12 ans avec l'association Bayti.
Au cœur de Casablanca, premier contact
La ville grouille de monde. En face du Centre 2000, un petit jardin. Le jardin de Sidi Belyout, lieu de regroupement des enfants des rues où ils viennent se débarbouiller le visage, jouer et s‘amuser.
Pourtant, l'endroit est loin d'être accueillant. Situé à côté des chantiers, le jardin est jonché d'ordures et la puanteur qui y règne est pesante.
Dix huit garçons sont assis. Des visages d'enfants de 10, 15 et 18 ans, marqués par les cicatrices.
Habillés de haillons, sentant le poisson, sales. Enfants des rues. C'est tout ce qu'on sait d'eux, quand on les croise au feu rouge et qu'on remonte la vitre sans prendre la peine de les regarder.
Pourtant, chacun a une histoire particulière à raconter.
Histoires de misère, d'enfants dont les parents interrompent la scolarité par manque de moyens, enfants qui mendient, qui vendent des kleenex ou des cigarettes au détail et qui participent très tôt à nourrir toute la famille.
Histoires d'enfants battus aussi, issus de familles en manque de repères vivant dans la pauvreté la plus absolue.
En fuyant ce monde, les enfants pensent qu'ils trouveront mieux, mais très vite ils déchantent. Et, pour survivre dans cette jungle qu'est la rue, ils développent des mécanismes de défense.
Car partout le danger les guette. Ils peuvent être agressés, blessés, raflés par les flics n'importe où et à n'importe quel moment, de jour comme de nuit.
" Dans la rue, il faut rester sur ses gardes. Toujours surveiller ses arrières. Les Hnoucha sont partout ", raconte ce jeune garçon. Les " Hnoucha " sont des policiers en civil qui guettent les allers et venues des vagabonds dans l'espoir d'en choper un.
"Quand ils nous attrapent, ils nous emmènent au commissariat de Bourgogne où ils nous enferment avec des fous.
Ça pue à tel point qu'on s'asphyxie. Après des heures passées là bas, une estafette vient et nous emmène à un centre ", raconte Badr, enfant de la rue depuis maintenant six ans.
" Ces enfants ne quittent pas la rue du jour au lendemain. Elle leur offre ce que leurs parents ne peuvent pas leur donner : la liberté, l'argent, les copains, les jeux, la colle.
La rue leur enseigne la débrouillardise. Ils deviennent autonomes ", explique Omar.
Toutefois pour subsister dans la rue, les jeunes savent qu'il vaut mieux appartenir à une bande pour affronter les dangers.
Solidaires entre eux, ils partagent tout : la nourriture, l'argent, la colle…Toutefois, dans ce partage, il n'y a pas que du positif.
Car nombreux sont ceux, surtout les plus jeunes, qui sont victimes d'agressions sexuelles.
" Cela fait aussi partie de l'identité du groupe. Ces jeunes vivent dans un lieu hostile et marginal et ils s'y identifient.
C'est une manière de protestation contre le système éducatif, social, familial…", souligne Omar.
Une bagarre éclate. Jets de pierre, jurons. Echange de coups de poing. Mots crus. Violence.
Férocité. Colère. Fureur. Des membres d'une autre bande sont venus fouiner dans le coin. Omar et quelques enfants essayent de les séparer.
Impossible. Un des gosses prend une pierre et menace de la jeter. Certains accourent eux aussi pour arrêter la bagarre.
A côté, un officier de police assiste à la scène, mais n'intervient pas. Les jeunes finissent enfin par se calmer et se dispersent.
“Chaque bande a son territoire et il ne faut pas venir empiéter sur nos plates bandes”, explique Réda, âgé de 14 ans.
Au port de pêche, pour travailler et pour manger
L'endroit grouille de monde : pêcheurs, vendeurs, enfants des rues, acheteurs…
A côté d'une baraque, un jeune dort tranquillement, indifférent au remue-ménage qui s'opère à côté de lui et à la puanteur qui se dégage de tant de poissons.
" C'est Malik. Il n'a pas dû dormir hier. Le soir il faut être vigilant. Tout peut arriver. On doit tout le temps bouger pour éviter d'être agressé ou raflé ", explique Badr qui a décidé de nous suivre.
Et il continue : " Généralement, le soir on évite de rester ici. Certains s'enroulent dans les filets pour passer inaperçus, d'autres vont dormir sur les toits des baraquements sous des cartons pour se protéger du froid. Mais c'est risqué si on te chope.
Avec les amis, on se réfugie du côté de la gare de Casa port.
Là bas les gardiens de nuit sont cool, ils nous filent parfois des trucs à manger, nous conseillent… mais si ils te chopent en train de voler, alors là, c'est la baston à coup sûr
". Pour se nourrir, les enfants vivent pour 90% d'entre eux de la mendicité. Avec l'argent collecté, ils achètent des cigarettes, des kleenex, des sachets en plastique qu'ils revendent.
D'autres essayent de dénicher un petit job au port de pêche. Ils aident les pêcheurs à nettoyer leurs barques, ils déchargent le poisson…
" Quand on lave les barques, les pêcheurs nous laissent prendre le poisson qui reste coincé sous la cale.
On le revend ensuite ou alors on le partage avec la bande", nous explique Si Mohamed, âgé de 14 ans. Le gain de la journée s'élève en général entre 20 et 50 Dhs.
" Le roi doit venir voir comment on vit ici. Il doit venir voir notre misère et constater notre désespoir ", dit Si Mohamed.
À la gare routière, le lieu d'atterrissage
Ouled Ziane. Ici, Bayti dispose d'un petit local où Omar et son équipe accueillent les enfants, leur donnent des vêtements chauds, un peu de nourriture et essayent de voir de quelle façon ils peuvent les aider.
Ici, la vie est plus dure qu'ailleurs, la bande qui est dans le coin est réputée pour sa brutalité.
Badr, qui est venu avec nous, n'est pas à l'aise.
Ce n'est pas son secteur et il n'aime pas s'y aventurer. Pourtant, ce sont aussi des jeunes paumés.
Perdus. Sans repères. En marge de tout, squattant ici et là un bout de rue, un bout de vie. " Ce sont des anciens.
Les plus durs et les plus agressifs. La rue est leur maison, leur lieu de travail, leur monde. Ils y sont et pour beaucoup, y resteront", explique Omar.
L'équipe du Samu social est là aussi. Elle vient voir s'il y a des jeunes qu'elle pourrait soigner. Et justement, elle vient juste de dénicher un jeune garçon, Hicham, fraîchement débarqué de Marrakech.
Cela fait quatre jours qu'il tourne en rond dans la gare. Il refuse de retourner chez lui. Muet, il est impressionné et ne sait pas s'il faut se fier à nous.
Même si Omar lui parle des risques de la rue, il ne veut rien entendre. " Écoute-le petit, ici les autres sont très méchants. La rue est dangereuse.
Ça fait six ans que j'y suis et je sais de quoi je parle. Si tu as la chance de retourner chez toi, fais-le maintenant, sinon après, ça sera trop tard ", lui dit Badr. Rien n'y fait.
La seule chose que réussira Omar est de lui faire promettre de revenir le lendemain. Badr et Si Mohammed s'en vont aussi tout en promettant à Omar de se tenir à carreaux et de revenir demain pour qu'ils les aident à retourner chez eux.
Hôtel Lincoln, le squat “idéal”
Construit en 1916, ce bâtiment, qui menace à tout moment de s'effondrer, est devenu le refuge privilégié des SDF et enfants des rues depuis quelques années déjà.
Un pantalon est pendu en haut d'une terrasse, signe que des jeunes sont là. Plus de 40 enfants y habitent. La plupart sont des adolescents qui fuient les flics.
" C'est là où ont lieu la plupart des agressions. Pour être accepté à l'hôtel il faut répondre à certains critères : être fort et savoir se défendre…", nous dit Omar.
La moitié des escaliers de l'aile gauche de l'hôtel se sont complètement effondrés.
Ce sont les jeunes qui s'amusent à les détruire pour éviter d'être dérangés par des visiteurs trop curieux.
Ils retournent à la rue…
La nuit tombe quand on se quitte. Alors que nous nous dirigeons chacun chez soi, les enfants eux retournent à la rue défier les rafles, les agressions, le froid, la faim…
Demain, trois d'entre eux, Hicham, Si Mohamed et Badr, ont rendez-vous avec la chance. Espérons qu'ils sauront la saisir!
Des enfants livrés à la loi du plus fort : Témoignages, tranches de vie et parcours du combattant mené par les encadrants
Si Omar, la “star” des enfants des rues
Patient, souriant, modeste, courageux, persévérant… Omar Saâdoun, c'est tout ça à la fois. Les enfants l'appellent " Si Omar ".
Pour eux c'est un peu leur sauveur, leur avocat, celui qui les aide à garder le contact avec la réalité, celui qui un jour les aidera à sortir de la rue. C'est une véritable star.
Là où on va, tout le monde le connaît.
Tous ont son numéro de téléphone.
C'est le pote de tous ces enfants des rues que la société rejette et stigmatise.
Pourtant ; lui, depuis 12 ans maintenant, n'hésite pas à aller là où se trouvent les enfants.
De jour comme de nuit, il sillonne les rues de Casablanca. Son objectif : briser l'isolement de ces jeunes, les amener à communiquer avec les autres et être l'intermédiaire entre eux et la société.
" Même s'ils vivent dans la rue, ils restent des enfants. Nous devons donc les défendre. Les gens doivent avant de les juger comprendre leur situation.
Ils doivent les écouter et essayer de savoir pourquoi ces enfants sont un jour sortis à la rue.
Mon travail consiste donc à révéler à la société la vraie image de ces jeunes ", dit-il. Pour Omar, être éducateur de rue est une vocation.
Après 17 ans passés comme encadrant dans une maison de jeunes, c'est tout naturellement qu'il a adhéré au projet de Bayti en 1995.
" Pour moi c'est naturel que d'aller voir ces enfants. Avec l'expérience, j'ai appris à me comporter comme eux.
Je sais quand il faut aller leur parler, comment les approcher…
C'est à nous de nous adapter à leur monde. L'enfant doit savoir qu'il a la possibilité d'être écouté.
Il faut donc établir la confiance doucement. Cela peut prendre jusqu'à un mois avant qu'il me fasse confiance. Mais ça ne me dérange pas.
J'ai tout mon temps”, poursuit-il. Sa véritable école, là où il a appris toutes les ficelles du métier, c'est sans aucun doute la rue.
Ses profs, les enfants de la rue : "En 12 ans, j'ai beaucoup appris. J'ai été confronté à plusieurs situations, parfois très difficiles.
Mais il y a une telle richesse que l'on ne s'en lasse pas. Je me fiche du regard des gens, de ce que pense les autres…
C'est un travail noble et c'est quelque chose de nécessaire dont le Maroc a besoin". Son rêve : que tous les enfants retrouvent un jour leur famille et qu'ils réalisent leur projet de vie…
Le manque d'encadrement freine la réintégration sociale
" Enfermer un enfant dans un centre sans qu'il n'y ait de savoir-faire, d'encadrement ou de programmes spécifiques, ne sert à rien", dit Omar Saâdoun.
Une phrase qui revient souvent, surtout parmi les responsables d'ONG. La plupart déplorent en effet le manque d'encadrement et la difficulté à trouver des éducateurs qualifiés pour travailler avec des personnes en situation précaire.
Les centres de formation pour éducateurs ou intervenants sociaux sont rares et seules quelques facultés ont créé des filières dans ce domaine.
" Le social doit être réellement pris au sérieux.
On ne peut pas proposer des stratégies sans connaître la réalité du terrain.
Et seuls les éducateurs qui travaillent sur le terrain peuvent réellement faire le diagnostic de la société et apporter une solution", explique Omar.
Prendre en considération les propositions de la population-cible est également primordial. " Il faut considérer l'enfant comme un adulte.
Il est acteur de sa propre vie, nous devons donc l'impliquer ainsi que ses parents avant de décider quel sera son avenir ", continue Omar.
Et pour que la réintégration familiale et sociale réussisse, la présence de plusieurs intervenants est plus que nécessaire : éducateurs, assistante sociale, sociologue, psychologue… " C'est un processus qui s'inscrit dans le temps.
Le problème du Maroc est que l'on veut tout faire mais vite.
Dans le social, ça ne marche pas comme ça ", affirme Omar.
D'après les études réalisées par les associations, dont les membres de Bayti, premier programme marocain des enfants en situation des rues, beaucoup d'enfants s'en sortent quand ils sont réellement pris en charge dans le cadre d'un programme spécifique, à savoir: protection physique et psychologique, participation de l'enfant sur son projet de vie, réhabilitation des droits fondamentaux de l'enfant, réintégration sociale, familiale et socioprofessionnelle...
Malheureusement, le chiffre reste faible comparativement à ceux qui continuent à sillonner les rues fyuant la violence et la misère.
La construction des centres sociaux à travers le pays ne va sûrement pas améliorer les choses selon les dires de plusieurs responsables d'ONG.
En effet, les enfants développent une dépendance vis-à-vis des centres où ils trouvent le confort qui leur manque chez eux.
La solution serait-elle donc d'améliorer leurs conditions de vie, l'environemment dans lequel ils vivent, de créer des activités culturelles, sportives, éducatives dans les quartiers et au sein des écoles...? Le débat est ouvert...
Témoignages
Badr, 17 ans
Cela maintenant six ans que je vis dans la rue. Au début, j'ai eu très peur. Je ne savais pas à quoi j'allais être confronté mais très vite je m'y suis habitué. Je me suis fait des amis. J'ai intégré une bande… Dans la rue, c'est la loi du plus fort. Il faut donc très vite avoir des potes sûrs.
On se déplace en groupe. On vit, on dort, on mange, on vadrouille, et on sniffe ensemble. C'est comme une nouvelle famille. Ma vraie famille ? Je l'ai quitté il y a à peu près 9 ans. Mes parents sont divorcés.
Mon père est parti vivre à Meknès et d'après ce qu'on m'a dit, il était chauffeur de taxi. Quant à ma mère, elle s'est remariée et habite Tiflet.
C'est suite à une bagarre avec ma mère et son mari que j'ai quitté la maison. J'ai intégré pendant trois ans un centre de protection de l'enfance où j'ai appris la soudure mais malheureusement, j'ai quitté avant d'avoir mon diplôme.
Après, je suis parti à Témara, j'y ai vécu trois ans. En 2000, je suis reparti chez ma mère mais elle m'a mis à la porte. Suite à quoi je suis venu à Casablanca.
C'est à cette période que je me suis mis à sniffer du "doliol". Au départ je refusais systématiquement d'y toucher.
Mais vu que mes amis sniffaient tout le temps, j'ai fini par m'habituer à l'odeur et puis un jour, j'ai essayé.
Au début, ça me donnait mal à la tête et puis petit à petit j'y ai pris goût. Maintenant je suis accro.
Ça m'aide à dormir, à oublier mes problèmes, ma misère, la faim, à me réchauffer le soir…
Ici dans la rue, la vie est difficile.
Il faut toujours être sur ses gardes. Personnellement, j'évite de me battre pour que l'on ne me bousille pas mon beau visage. Je ne veux pas avoir des cicatrices partout.
Si Mohamed, 14 ans
Je n'ai jamais eu de vrais problèmes avec ma famille. Elle habite Casablanca et ma grande sœur travaille.
Le seul souci est que nous n'avions pas assez d'argent. Du coup, j'étais toujours fauché et je ne pouvais pas me payer ce que je voulais. C'est pour ça que je suis sorti à la rue. Je voulais gagner mon propre argent.
Cela fait déjà quatre mois que je suis dans la rue. J'aime cette liberté. Personne n'est là pour me dire ce que je dois faire ou non.
Et, avec l'argent que je me fais grâce aux petits boulots au port, au cimetière ou à la mendicité, je vais jouer au flipper ou au cyber.
Ces activités sont importantes pour moi. Je partage aussi mes sous avec mes potes. J'achète de la nourriture…
Mais je ne suis pas tout à fait inconscient. Je sais que si je reste dans la rue, je ne vais rien faire de ma vie. Je sais que je cours des risques.
C'est pour cela que je veux retourner à l'école. Je veux travailler. Je veux rentrer chez moi mais pas avant d'être aller au bain. Demain, je rentrerais chez moi…
Demain on verra…
Les squats les plus fréquentés de Casablanca
• Hôtel Lincoln
• Immeuble en face de l'hôtel Farah sur l'avenue des FAR
• Le port de Casablanca
• Gare routière de Ouled Ziane
• Ancienne médina
• Marché de gros
• Jardin de Sidi Belyout
• Immeubles délaissés
• Les terrains entourés d'un mur à la sortie de la ville.
Source " Le Matin " Maroc
Commentaire de "Bruxellois, non peut être ?"
En guise de commentaire, je vous livre un extrait de l'oeuvre d'Emile Zola : L'assommoir.
Vous noterez qu'au Maroc on n'en est pas si loin aujourd'hui.
Sauf que zola, lui, a vécu au 19 ème siècle
Zola, l'Assommoir, chapitre 10 - Au milieu de cette existence enragée par la misère...
voici le texte:
Au milieu de cette existence enragée par la misère, Gervaise souffrait encore des faims qu'elle entendait râler autour d'elle.
Ce coin de la maison était le coin des pouilleux, où trois ou quatre ménages semblaient s'être donné le mot pour ne pas avoir du pain tous les jours.
Les portes avaient beau s'ouvrir, elles ne lâchaient guère souvent des odeurs de cuisine.
Le long du corridor, il y avait un silence de crevaison, et les murs sonnaient creux, comme des ventres vides.
Par moments, des danses s'élevaient1, des larmes de femmes, des plaintes de mioches affamés, des familles qui se mangeaient pour tromper leur estomac.
On était là dans une crampe au gosier générale, bâillant par toutes ces bouches tendues ; et les poitrines se creusaient, rien qu'à respirer cet air, où les moucherons eux-mêmes n'auraient pas pu vivre, faute de nourriture.
Mais la grande pitié de Gervaise était surtout le père Bru, dans son trou, sous le petit escalier.
Il s'y retirait comme une marmotte, s'y mettait en boule, pour avoir moins froid ; il restait des journées sans bouger, sur un tas de paille.
La faim ne le faisait même plus sortir, car c'était bien inutile d'aller gagner dehors de l'appétit, lorsque personne ne l'avait invité en ville.
Quand il ne reparaissait pas de trois ou quatre jours, les voisins poussaient sa porte, regardaient s'il n'était pas fini.
Non, il vivait quand même, pas beaucoup, mais un peu, d'un œil seulement ; jusqu'à la mort qui l'oubliait ! Gervaise, dès qu'elle avait du pain, lui jetait des croûtes.
Si elle devenait mauvaise et détestait les hommes, à cause de son mari, elle plaignait toujours bien sincèrement les animaux ; et le père Bru, ce pauvre vieux, qu'on laissait crever, parce qu'il ne pouvait plus tenir un outil, était comme un chien pour elle, une bête hors de service, dont les équarrisseurs ne voulaient même pas acheter la peau ni la graisse.
Elle en gardait un poids sur le cœur, de le savoir continuellement là, de l'autre côté du corridor, abandonné de Dieu et des hommes, se nourrissant uniquement de lui-même, retournant à la taille d'un enfant, ratatiné et desséché à la manière des oranges qui se racornissent sur les cheminées.
Lalla Aïcha Al Bahraiya ( la Marine ) , Sainte reine de l'amour au Maroc
Lalla Aïcha Al Bahriya : Amour impossible
L’amour de Moulay Bouchaïb encouragea Lalla Aïcha Al Bahriya de tourner le dos à sa famille installée à Bagdad avec le rêve de le rencontrer à Azemmour, au Maroc.
«Aïcha, Ya Aïcha… (Aïcha, eh Aïcha...)
L’hayla f’loued… (Celle qui est au fond de l’Oued)
Ya sakna lajoued… (Celle qui possède les généreux)
Moulate Al Marja, Mhayja Labnate O’Lawled…(La maîtresse du lac, qui rend fous les filles et les garçons)
Aïcha rani kasdak benniya… (O Aïcha, de bonne foi je m’adresse à toi…)
Jitek hafiane âla rajliya…(Pieds nus, je viens demander ton aide)
Jitek hayrane dawi mabiya… (Je viens chez toi égaré. Soignes-moi…)
Aïcha rani mahmom wdakte biya… (Aïcha, je suis triste et la vie se resserre autour de moi)».
Ce sont les vers d’un «Tarh» (chanson selon le jargon gnawi) du répertoire Gnaoui qui mettent en scène la place de cette sainte dans le cœur des fidèles.
Qui était cette femme?
Pourquoi a-t-elle été qualifiée de «Al Bahriya», c’est-à-dire «La Marine» ou celle qui appartient à la mer ?
Parce qu’elle a été enterrée à l’embouchure d’Oued Oum Errabiî ?
Plusieurs questions se posent à propos de cette femme considérée par les Marocains comme une sainte.
Mais elles restent sans réponses. Car on ne connaît que peu de chose sur elle, sa famille, son entourage, sa vie et son itinéraire.
On ignore également si elle était vraiment une pieuse, qui pratique au moins ses cinq prières.
Mais d’après la légende, on apprend qu’elle était une jeune femme, célibataire qui vit le jour à Bagdad, au pays des deux rivières Dijla et Euphrate, au début du XVI ème siècle du calendrier grégorien correspondant au début du Xème siècle de l’Hégire.
C’était l’époque où les Persans envahirent Bagdad.
Tandis que tout le littoral atlantique marocain était sous l’occupation portugaise.
Et comment et pourquoi Lalla Aïcha est-elle arrivée au Maroc ?
Bien qu’il y ait deux versions pour son atterrissage sur la terre marocaine, Lalla Aïcha avait un seul but: rencontrer son bien aimé.
Quelles sont les deux autres versions ?
La première version révèle que Lalla Aïcha et Moulay Bouchaïb ne se rencontrèrent jamais.
Mais qu’elle le connut par télépathie.
Au contraire, la deuxième version confirme leur rencontre dès le départ.
Autrement dit, ils se rencontrèrent lorsque Moulay Bouchaïb séjournait à Bagdad.
Il y poursuivait des études sur la théologie islamique.
Lalla Aïcha y poursuivait-elle également les mêmes études que Moulay Bouchaïb ?
Aucun document n’en parle. Mais, toujours selon la légende, ils se rencontrèrent et une histoire d’amour naquît entre eux.
Une passion dévorante et partagée au point que chacun d’eux n’imagina plus être sur terre sans l’autre.
Ils n’eurent pas d’autre solution que le mariage.
Moulay Bouchaïb se présenta à la famille de Lalla Aïcha et la demanda en mariage.
Mais la réponse fut surprenante, voire frappante.
La famille refusa. Pourquoi ?
Peut-être parce qu’elle refusa que leur fille quitte Bagdad en accompagnant Moulay Bouchaïb au Maroc.
Déçu et triste, Moulay Bouchaïb décida de retourner à Azemmour.
Au fil du temps, Lalla Aïcha ne supporta plus de vivre sans lui.
Elle passa ses nuits blanches à sangloter, à penser à son grand amour.
Pour mettre fin à son calvaire, elle décida de le rejoindre au Maroc à n’importe quel prix.
La légende affirme que Lalla Aïcha s’aventura en traversant la mer.
Par une barque ? Etait-elle seule lors de son voyage ou en compagnie d’autres personnes ?
Difficile de trouver la réponse. Mais on apprend qu’elle arriva au Maroc et qu’elle continua son chemin à travers l’Atlantique.
Elle était pleine de joie. Seulement, elle ne savait pas que le destin lui cachait l’imprévisible.
Arrivée à l’embouchure de l’oued Oum Errabiî, elle se noya et trouva la mort.
Depuis, elle devint une sainte et un sanctuaire eut été fondé pour elle.
Depuis, les femmes s’y rendent pour se guérir de leur stérilité.
Durant toute l’année, les femmes stériles se rendent à son sanctuaire, se déshabillent, se couvrent de henné mélangé avec de l’eau de mer et puis elles se lavent.
Comment une femme célibataire, qui n’a pas pu se marier dispose d’une baraka qui rende fertiles, les femmes stériles ?
Commenaire de "Bruxellois, non peut être ?"
Un conte pour cette journée de l'Aïd ou quand les voies de l'amour sont inpénétrables. Pauvre Moulay Bouchaïb !!!
Les israeliens se posent des questions...qu'ils devraient poser aux Britanniques qui les ont installés dans cette région
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ISRAËL • "Qu'est-ce qu'on fout au Moyen-Orient ?" |
"Quel est le premier mot qui vous vient à l'esprit quand vous pensez au Moyen-Orient ?" : c'est la question qui a été posée en Israël à un échantillon représentatif de 600 personnes dans le cadre d'un sondage réalisé par le Centre de recherche sur la paix de l'Université de Tel-Aviv, rapporte le quotidien Yediot Aharonot. "De tous les mots cités par les sondés, 61 % avaient une connotation négative", révèle cette étude rendue publique le mardi 9 septembre. Et il s'agit parfois d'expressions colorées du genre : 'Une région de cinglés' ; 'Un endroit merdique' ; 'Un bourbier' ; 'J'en ai ma claque' ; 'Que Dieu nous aide' ou encore 'Qu'est-ce qu'on fout là ?'", relève le journal. "Du reste, dans ces trois aspects, une majorité d'Israéliens préféreraient faire partie de l'Occident – l'Europe et les Etats-Unis."
Quand aux Arabes israéliens, les premiers mots qui leur sont venus à l'esprit étaient à 32 % négatifs, à 34 % positifs et à 34 % neutres. "Chez eux aussi, la majorité préfère une intégration à l'Occident plutôt qu'au Moyen-Orient." |
Echos tragiques du Ramadan 2008
La violence monte d'un cran durant le Ramadan au Maroc
2008-09-21
Les Marocains reconnaissent être plus facilement irritables durant le Ramadan.
Le manque de nourriture et de sommeil semble être à l'origine d'une augmentation des comportements violents, s'accordent à penser sociologues et services de sécurité.
Par Iman Belhaj pour Magharebia à Casablanca - 21/09/08
Abdallah n'aurait jamais pu penser qu'il serait un jour responsable de la mort de son propre frère.
Mais le 13 septembre, juste avant l'iftar, une dispute survenue dans leur maison de Casablanca a rapidement pris une tournure incontrôlable.
Hicham est mort après qu'Abdallah l'eut frappé avec une barre de fer.
Abdallah est un toxicomane qui s'abstient de toute consommation de drogues pour respecter le mois sacré du Ramadan.
Les gens pensent que c'est peut-être la raison pour laquelle il a perdu tout contrôle de lui-même.
Bien qu'extrême, son cas n'est que l'un des nombreux exemples de cette montée générale de la violence pendant le Ramadan, durant lequel les fumeurs s'abstiennent de toute nicotine pendant la plus grande partie de la journée, les toxicomanes ne touchent pas à la drogue, et les gens luttent souvent contre la fatigue qui résulte du manque de sommeil et de la faim.
Le Ramadan appelle à la tolérance, au pardon et à l'endurance de la faim et de la soif, ce que de nombreux Musulmans qui respectent le jeûne parviennent à faire.
Mais pour d'autres, les difficultés les rendent plus enclins à transgresser les règles.
De l'avis des observateurs, il est manifeste que certaines personnes sont facilement irritables durant ce mois.
Chez les jeunes, les mots de colère et les insultes peuvent parfois dégénérer en violences graves.
"Certains considèrent le jeûne comme une obligation et ont donc recours à des actes d'hostilité pour protester contre cette obligation", explique le sociologue Ali Shabani.
Il met toutefois en garde contre le fait d'établir un lien direct entre actes violents et jeûne :
"Nous ne devons pas lier de telles pratiques au jeûne, qui reste une affaire de croyance personnelle et de relation spirituelle avec Dieu."
"Ce sont les changements dans les habitudes quotidiennes qui entraînent chez certains une rupture vis-à-vis de cet engagement, pas le jeûne", ajoute-t-il.
Les autorités sont conscientes de la situation et agissent pour la contrôler.
Chaque jour, à l'approche de l'iftar, les patrouilles de sécurité redoublent d'efforts pour prévenir toute escalade de la violence.
Les passants qui flânent dans les rues font l'objet d'une surveillance particulière.
Mohammed S., un policier, a expliqué à Magharebia que son travail se complique pendant le Ramadan du fait du nombre de rapports et de plaintes qui exigent un suivi de la part des autorités.
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Tanger accueille un festival international de musique pendant le Ramadan
2008-09-11
Un vendeur de fruits et légumes explique que les bagarres entre vendeurs "se terminent souvent au poste de police".
Fatma, qui vend des tartelettes dans la rue, explique à Magharebia qu'elle est souvent très irritable après une journée de jeûne, ce qui la conduit à lancer des insultes à ses pairs sur le marché concernant la place qu'ils occupent chaque jour, ou à propos des clients dont chacun affirme que l'autre les a volés.
"Cela est horrible pendant le Ramadan, qui appelle aux bonnes relations et à la solidarité, pas à la bagarre", explique-t-elle.
"Mais pour des gens comme nous, la vie quotidienne oblige à agir d'une manière diffférente, pour protéger notre revenu.
Nous prions pour que Dieu nous pardonne."
Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.
Commentaire de " Bruxellois, non peut être ? "
A l'époque de mon enfance, je me rappelle des adolescents et des jeunes qui faisaient la chasse aux " brosseurs du Ramdan" sous les yeux des policiers espagnols qui n'intervenaient que très rarement.
Le brosseur était souvent lapidé par des groupes de jeunes, parfois attrapé, attaché à un arbre ou un poteau subissant ainsi insultes et crachats des passants.
Parfois, la police intervenait pour interpeller le "mangeur du Ramadan" pour le mettre en cellule durant une journée ou deux.
Ramadan : Quest ce que ça bouffe en Algérie
250 CAS D’INTOXICATION À MÉDÉA
Les ravages des gâteaux du Ramadhan
30 Septembre 2008 -
Plus de 250 cas d’intoxication alimentaire due à la consommation de viennoiseries et autres produits pâtissiers ont été enregistrés, il y a quelques jours, à Médéa selon les services de prévention de la direction de la santé et de la population (DSP).
La direction du commerce, qui a mené une enquête pour déterminer l’origine de cette intoxication, a identifié le commerce et procédé à sa fermeture.
Les analyses effectuées par le laboratoire de la DSP sur un échantillon du produit incriminé, ont décelé la présence de gelée avariée, utilisée dans la garniture des produits consommés.
Parmi les premiers cas d’intoxication alimentaire survenus jeudi dernier dans une cité populaire à Médéa, on relève l’admission à l’hôpital de cinq personnes d’une même famille.
Depuis, le rythme des admissions n’a cessé d’augmenter, notamment dans la nuit de jeudi à vendredi, où plus d’une soixantaine de nouveaux cas ont été enregistrés.
«On est très loin des normes internationales» en ce qui concerne le contrôle des produits alimentaires.
C’est ce qu’avait déclaré, au début de l’été, El Hachemi Djaâboub, ministre du Commerce.
Chaque année, entre 3000 et 5000 cas d’intoxication alimentaire sont enregistrés dans le pays.
«l’Algérie souffre d’un déficit énorme en matière d’agents de contrôle d’hygiène des produits alimentaires» avait admis le ministre, soulignant que «même si une baisse sensible des cas d’intoxication alimentaire est constatée, le problème demeure posé.
Selon les statistiques officielles, le nombre est passé de 9000 cas en 1999 à 3 500 en 2007 à l’échelle nationale.
Nous allons recruter 1500 agents de contrôle», avait rassuré Djaâboub qui s’exprimait lors du lancement de la caravane de sensibilisation et de prévention des intoxications alimentaires.
Cette caravane avait sillonné tout le pays du 7 au 14 juillet sous le slogan «Il vaut mieux prévenir que guérir».
Prospectus, dépliants, mobilisation du personnel spécialisé, bref tout y était pour une campagne de dix jours.
Des médecins vétérinaires, des travailleurs au niveau des bureaux d’hygiène communaux ainsi que des médecins spécialisés dans la prévention avaient été mobilisés pour expliquer les risques que peut engendrer la consommation des produits non contrôlés et la manière de se prémunir de tels risques.
Une vingtaine d’agents de contrôle ont été retenus pour piloter cette campagne de sensibilisation du consommateur.
Les dernières intoxications collectives advenues dans le pays sont celles de la wilaya de Chlef où 185 cas ont été enregistrés en août. A l’origine de ces intoxications, la pâtisserie, les produits de restauration, en particulier le poulet ainsi que l’eau des citernes.
Commentaire de " Bruxellois, non peut être ?"
Ramadan ou pas, empoisonner son prochain est un sport national dans les pays du Maghreb, prétendument musulmans.
Dieu, préserve moi de mes compatriotes, des étrangers, je m'en charge
hypocrites jusqu'au bout au collège de Saint Josse...et ailleurs
Ecoles désertes à Saint-Josse, en ce jour de l'Aïd
En début de cet après midi ( nous sommes le mardi 30 septembre ), j'ai effectué un rapide tour des écoles de Saint Josse ten noode, et j'ai dû constater comme cela fut annoncé récemment sur ce même blog, un brossage massif des cours par les élèves d'obédience musulmane.
L'avènement de la grande fête de l'Aïd esseghir qui clôture les trente jours du Ramadan est le principal et unique motif de cet absentéisme.
Les écoles de Saint Josse qui accueillent pour l'essentiel des enfants issus de l'immigration et musulmans en particulier, sont habituées à cette situation.
Et ne demandent même plus aux élèves d'apporter l'un ou l'autre justificatif écrit par les parents et motivant cet absentéisme de masse.
D'ailleurs, les élèves et les parents musulmans ne se formalisent pas en cherchant à donner une raison à ce fait qui devient coutumier à Saint Josse et dans d'autres écoles situées dans d'autres communes bruxelloises à forte présence musulmane.
Ces parents et ces enfants ont raison d'"imposer" cette situation de fait accompli tant d'une part, leur désidérata à l'égard du monde politique à ce sujet sont restés depuis des années, lettre morte et tant l'école trouve quelque part, légitime, le recours à de telles pratiques.
Il fut un temps où PS, Cdh, Ecolo et même certains au FDF ( MR ) se souciaient dans leur discours relatif à un " Islam de Belgique " d'introduire dans l'agenda des congés scolaires un ou deux jours de repos à l'occasion de fêtes autres que celles à connotation chrétienne ( fêtes musumanes et juives ).
Il fut un temps où au parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le parlementaire Cerexhe, aujourd'hui ministre régional et communautaire, proposait à l'ensemble des parlementaires, l'adoption d'un texte demandant au Fédéral d'instituer un jour de fête pour les enfants d'obédience musulmane au sein du calendrier scolaire.
Cela s'est produit quand le Cdh n'était pas au pouvoir fédéral. Il l'est bel et bien aujourd'hui et sa présidente est Vice - première et influe sensiblement sur les choix politiques à ce niveau de pouvoir
L'eau a coulé sous les ponts depuis lors et toutes ces gesticulations humanistes et progressistes ont été rangées dans les oubliettes de l'histoire. Les Musulmans et les Juifs attendront.
Il me revient que récemment , l'échevin Cdh de Saint Josse, Eric Jassin a proposé au collège, de suggérer aux enseignants des écoles communales la programmation de la fête de fin Ramadan, une journée pédagogique permettant ainsi la libération des enfants sans perte d'un cours scolaire.
Cette proposition à laquelle seule la SP.a Béa Meulemans semblait porter un intérêt s'est heurtée à un refus de certains échevins PS et à l'indifférence d'autres.
A telle enseigne, que l'un de ces échevins, par ailleurs très peu présent sur le territoire de la commune et réticent à cette proposition, a justifié son refus par l'impossibilité, dit il, pour les musulmans de se mettre d'accord sur un seul et même jour de congé.
Tout le mode est d'accord pour considérer aujourd'hui que l'islam en Belgique n'est plus une affaire intéressant les seuls musulmans
L'islam chez nous fait partie des " meubles " et tout un chacun est en droit d'exprimer ses opinions quant à la pratique de cette religion, n'en déplaise aux fondamentalistes.
Mais dès lors qu'il s'agit que cet islam d'ici puisse disposer de certains droits reconnus au culte chrétien, peu de gens continuent à le considérer comme une affaire de l'ensemble de notre société pour le traiter comme un fait importé.
Les territoires palestiniens hérmétiquement bouclés...
....pendant que les Israeliens fêtent leur nouvelle année
C'est comme ça qu'Ehud Olmert, encore à la tête du gouvernement israelien, conçoit la paix avec les Palestiniens
Comme disait Dalida dans sa célèbre chanson : Parole, parole, parole !!!!
Sur une terre volée à un autre peuple, peuple enfermé aujourd'hui et privé de tout mouvement, les Juifs d'Israel fêtent leur nouvelle année.
Drôle de conception de la paix que celle mensongèrement évoquée par Olmert.
Gaza ploie sous le poids des privations imposées par le blocus et Olmert parle paix.
Il n y aura pas de paix !!!
Toutes les gesticulations et les promesses israeliennes sont destinées à endormir la vigilance, si vigilance il y a encore, du monde dit " libre ".
Ce monde qui n'hésite pas à soutenir un Etat agresseur comme la Georgie et demande aux Palestiniens d' " oeuvrer pour la paix".
Ce monde qui comme les politiciens de notre pays, préconise l'équidistance chère à Di Rupo , à Milquet et aux autres formations politiques démocratiques comme Ecolo et le MR.
Equidistance entre un spoliateur et un spolié, entre un état terroriste et des populations soumises à blocus.
Equidistance entre des Palestiniens soumis aux pogroms pratiqués par des colons racistes et d'extrême droite et un état qui creuse sous les fondations de la mosquée Al Aqsa, menaçant ce lieu saint des musulmans d'écroulement.
Equidistance entre une armée bombardant à tout va par des F16, des hélicoptères Apachee et des résistants utilisant des armes légères et parfois des bulldozers, à défaut d'avions de guerre et de chars Merkeva.
Equidistance entre un état crée pour terroriser, occuper et brimer et des Palestiniens enfermés et dont le "pays" se réduit à une peau de chagrin tant il ressemble à un gruyère.
Nous n'acceptons pas cette équidisatnce messieurs et mesdames les politiques de chez nous.
Soyez conséquents avec vous mêmes et proclamez d'emblée votre soutien franc et massif à l'état israelien agresseur.
Vous clarifierez ainsi le débat.
Ne faites pas semblant au moment où vous participez à l'asphyxie d'un peuple et à un génocide, de vouloir garder une équidistance.
Comme si durant la seconde guerre mondiale au moment où une grande partie de l'Europe était occupée par les Nazis, les Américains auraient proclamé" une politique d'équidistance entre le peuple français et le 3 ème Reich.
Nous ne sommes plus dupes de votre équidistance soutenant l'agresseur.
Ainsi madame Laanan, lorsque vous avez placé le festival du film d'amour de Mons sous le signe de l'occupation israelienne en honorant un état terroriste et raciste, vous deviez sûrement user de cette équidistance.
Alors mettez plutôt de la distance entre vous et tous ceux qui sont épris de justice et de vraie paix!
C'est demain l'Aïd ? "Non peut être ? "
AID MABROUK SAID
FETE BENIE ET HEUREUSE
Que cette fête soit une occasion de partage et d'échange et de nouvelles solidarités avec tous nos amis non Musulmans : Les Juifs, les Chrétiens, les Bouddhistes, les Sans Dieu, les agnostiques, les laïques, les Sans papiers, les Sans patrie, ainsi qu'à toute l'humanité
29 septembre 2008
Bonne année juive à l'occasion de l'Aïd musulman, monsieur Olmert
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Commentaire de "Bruxellois, non peut être ?
Tout cela est fort généreux, mais cela arrive bien tard pour qu'Ehud Olmert puisse
encore prétendre jouer un rôle déterminant à l'avenir.
Qu'Israel commence d'abord par arrêter le blocus de Gaza et libérer les 11 000
détenus palestiniens.
A ce moment, l'on pourra croire à ce genre de discours en jugeant sur pièces
Bart Wever ou le gaffeur ( dangereux ) de ces dames
Bart De Wever, l'antisémite en remet une couche...brune
Quelques jours après la fin du cartel CD&V/N-VA, le président des nationalistes flamands, Bart De Wever, revient samedi, dans une interview accordée à La Libre Belgique, sur les récents événements.
Il dénonce notamment le manque de vision stratégique de son ancien partenaire de cartel et estime que le Premier ministre "a perdu toute crédibilité".
Tout en se disant déçu du divorce intervenu au sein du cartel, Bart De Wever affirme se sentir "très optimiste pour l'avenir de notre cause".
"Certains disent aujourd'hui que j'ai fait le mauvais choix, que j'aurais dû rester en cartel avec le CD&V pour pouvoir continuer à influencer les choses: c'est faux.
Cette position de suiveur du CD&V nous aurait fait perdre toute influence sur le cours des choses! ", insiste le président de la N-VA.
C'est un gouvernement de Vichy
. De Wever critique vertement la décision du CD&V de rester au pouvoir: "Le CD&V participe aujourd'hui à un gouvernement qui n'a plus la majorité en Flandre. C'est un gouvernement de Vichy".
Il met aussi durement en cause le Premier ministre, qui a selon lui "signé son certificat de décès politique".
"J'avoue que la stratégie du CD&V m'échappe totalement: après avoir laissé Yves Leterme mettre sa crédibilité en pièces, voilà que le CD&V laisse Kris Peeters se détruire dans un dialogue dont tout le monde se moque", dit-il.
Bart De Wever confirme enfin que la N-VA se présentera seule aux élections. "Nous sommes vraiment très confiants. On se présentera devant les électeurs seuls et on va voir".
LeVif.be, avec Belga
Commentaire de "Bruxellois,non peut être ? "
A la demande de Monsieur Bart le Musclé et pour compléter l'info donnée par le même individu, le très populisto-séparatisto - extrêmiste de droite , voici la formation du gouvernement belge de Vichy.
Aux noms des ministres de Pétain, "Bruxellois, non peut être? " ajoute à la demande de De Wever, les noms belges de ce gouvernement , ainsi :
Président du Conseil des ministres : Philippe Pétain , Albert II et demi
- Ministre d'État, vice-président du Conseil des ministres : Camille Chautemps (PRS) , Yves Leterminus
- Ministres
- Garde des Sceaux, ministre de la Justice : Charles Frémicourt , Averell Vandeurzen
- Ministre de la Défense nationale : général Maxime Weygand , Peter Decremlecon
- Ministre de la Guerre : général Colson , Peter Delourdes
- Ministre de la Marine marchande et militaire amiral François Darlan, Guillaume Van Verhofstadtd
- Ministre de l'Air : général Bertrand Pujo, Laurent Onkelinkx Deliège
- Ministre des Affaires étrangères : Paul Baudoin , Charles Martelldegucht
- Ministre de l'Intérieur : Charles Pomaret (USR) , Patrice Dewall, dit The wall chez les Sans Papiers
- Ministre des Finances et du Commerce : Yves Bouthillier , : Bernardino Clerfayet
- Ministre des Colonies : Albert Rivière (SFIO) , Milchdior Wathelet
- Ministre de l'Éducation nationale : Albert Rivaud , Jean Dupont & Dupont
- Ministre des Travaux Publics et de l'Information : Ludovic-Oscar Frossard, Mario Arena del Toboso
- Ministre de l'Agriculture et du Ravitaillement : Albert Chichery (PRS) , Andréas de Flahon
- Ministre du Travail et de la Santé publique : André Février (SFIO) Joel LaCrème
- Ministre des Anciens combattants et de la Famille française : Jean Ybarnegaray (PSF), Décédé récemment
Toute ressemblance avec des personnages belges existant ou ayant existé n'est que le fruit de votre imagination
Dans un registre plus sérieux, voici ce que déclarait il n y a guère longtemps, le très habitué à des sorties qui n'amusent personne, Bart De Wever :
« Anvers n’a pas organisé la déportation des Juifs, elle fut victime de l’occupation nazie ».
« Ceux qui dirigeaient à l’époque ont dû prendre des décisions délicates dans des circonstances difficiles.
Je ne trouve pas très courageux de les stigmatiser maintenant"





