Bruxellois, non peut-être ?

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31 août 2008

Et Sa Sainteté le Pape , que pense t il de tout ça ?

Au Maroc, les préservatifs et la lutte contre le sida ne sont plus tabous

La lutte contre le sida n'est plus tabou au Maroc et sur la plage de Témara, proche de Rabat, une association met à profit les mois d'été pour mener une campagne de prévention agressive qui passe en particulier par la distribution gratuite de préservatifs.

Une tente, une puissante sonorisation qui diffuse une musique rythmée entrecoupée de témoignages et de messages sur le sida, des jeunes qui animent des ateliers pour les enfants, des danses, des tables rondes et des débats avec les adolescents, des discussions avec les estivants.

A Témara, station balnéaire populaire située à une vingtaine de kilomètres au sud de Rabat, l'Association marocaine de planification familiale (AMPF) frappe fort pour "s'attaquer aux barrières sociales, religieuses, culturelles, économiques, politiques et juridiques qui ne font qu'accroître les vulnérabilité au VIH/sida".

Cette "caravane de sensibilisation et d'information", qui s'étend du 15 juillet au 15 août, a été lancée il y a sept ans par le directeur exécutif de l'AMPF, Mohammed Graigaa, et a sans doute contribué à contenir la pandémie au Maroc où le taux de prévalence n'atteignait pas 1% en 2007.

Le royaume compte 2.500 malades du sida et quelque 20.000 séropositifs, pour une population de trente millions d'habitants, selon les chiffres officiels.

Une performance dans ce pays musulman où on ne parle pas facilement de sexe, surtout en public, mais où très tôt, dès 1988, une Association de lutte contre le sida (ACLS) a vu le jour et a depuis pignon sur rue.

Selon Mohammed El Abbassi, responsable des jeunes de l'AMPF, la religion ne constitue pas un frein, car "l'islam impose de dire la vérité, de se protéger et de protéger son entourage".

Et la meilleure protection connue contre le sida restant le préservatif, c'est tout naturellement que l'AMPF les distribue gratuitement, mais pas directement sur la plage, pour ne pas froisser les esprits ni provoquer de réactions négatives.

Vêtus d'une veste et d'une casquette portant le sigle de l'AMPF et le ruban rouge symbolisant la lutte anti-sida, les animateurs se dispersent sur la plage bondée pour distribuer divers prospectus de leur association, engager la conversation avec ceux qui le souhaitent et leur proposer de venir plus tard chercher des préservatifs sous la tente de l'AMPF.

Une centaine de préservatifs sont ainsi distribués chaque jour par l'association qui propose également des tests de dépistage du sida.

"Les réactions des gens sont favorables, il y a parfois des réticences, des personnes qui ne veulent pas participer à la discussion, jamais d'insultes", affirme Ibtissam Badr, coordinatrice régionale des comités AMPF de Rabat.

Mais, reconnaît-elle, "les femmes viennent rarement les chercher seules".

Sur la plage, les personnes interrogées sont favorables à cette campagne de prévention.

"Si cela peut aider les gens à se protéger, c'est très bien", dit Fatima Founane, jeune femme au foyer de 26 ans vivant à Rabat qui porte un foulard et une longue robe qui la protège du soleil et cache ses rondeurs.

"Même si c'est tabou, il faut en parler, on ne peut pas laisser ça au hasard, c'est une maladie trop dangereuse", ajoute-elle.

"C'est une bonne initiative, car ce n'est pas un sujet simple, surtout ici où les gens sont assez réservés quand il s'agit de parler de sexe", reconnaît de son côté Abbès Ridaoui, jeune Marocain travaillant comme technicien à La Rochelle (ouest de la France), venu en vacances avec sa famille restée au pays.

Le sida, le sexe, il en parle avec cette famille qui n'a pas forcément la même éducation que lui.

Et ça marche, "J'utilise toujours le préservatif", affirme son cousin Kamel qui, enthousiaste, clame: "On va arrêter le sida au Maroc".

Source: AFP

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Ramadan en direct, Ramadan en léger différé

Le croissant de lune...et le Bedouin

Nous au Maroc, il faut que l'on voit de nos propres yeux la première apparition du croissant de lune pour admettre que le début du Ramadan c'est bien le jour qui suit.

Du temps où les gens croyaient dur comme fer, avoir vu le défunt Mohamed V ( grand père du souverain actuel ) dans la lune ( Il y était allé paraît il, bien avant les Américains).

Ne vous disais je pas que nous les Marocains , plus fort que nous , tu clamses ? ).

Eh bien, à cette époque, chaque village au Maroc devait avoir vu le croissant, la veille, juste après le coucher du soleil pour faire Ramadan le lendemain.

Nous, à Tanger, dans notre quartier "Souani", on devait monter sur une colline bien élevée dans le quartier du Café Roussia ( Café de Russie, vu que le patron , Si Mohamed Allah yarhamou, était un fervent admirateur de Kroutchev depuis que ce leader soviétique avait  brandi sa chaussure en plein réunion du Conseil de sécurité de l'Onu pour emmerder les Américains ).

Si Mohammed qui lisait souvent le Diario de Espagna, édité à Tanger avait affiché la photo de Kroutchev sur la devanture de son café ).

Et de cette colline, on regardait coté Est, pour essayer de mirer ce petit bout de croissant.

Là, je vous parle des années 57 -58 quant j'avais encore 7 ans ( N'allez pas croire que je suis si vieux que ça!  Je suis même dragable: Avis aux amatrices !!! ).

Il y avait toujours le Fkih du quartier ( le lettré, celui qui nous enseignait le Coran à la petite mosquée de Souani ) qui devait attester , lui, de la vision de ce croissant.

Et puis, je me rappelle d'un type chez nous qui devait avoir entre 40 et 45 ans, qui ne voyait jamais ce croissant quand bien même tout le monde l'avait vu , même les enfants .

Et cela l'énervait à tel point qu'il jurait de ne pas commencer son Ramadan avec tout le quartier.

Ca, c'était quand les gens disaient encore que monter en avion ( alors qu'ils n'avaient jamais vu un appareil de ce type mais seulement entendu parler ) était haram et prohibé par l'Islam et lorsque les gens chez nous croyaient que la terre n'était pas ronde ( oui, beaucoup disaient que derrière la mer c'était la limite du monde au delà de laquelle il n y avait plus rien . )

On disait à l'époque : Hadd Eddounia ou Limite du monde .

2ème guerre mondiale ? Très peu de gens étaient au courant chez nous.

Seul le coiffeur Si El Ghali qui avait un vieux poste TSF en bois et les quelques personnes fumeuses de kif, qui venaient s'asseoir chez lui sans se faire couper les cheveux , juste comme ça pour deviser, savaient que des choses graves s'étaient passées en Europe et dans le monde.

Et qu'en Algérie, les Fedayine, " que Dieu les assiste et les rend victorieux, avaient tendu un piège aux Français ( décrits comme Nazaréens ou Nssara ) dans la région de Skikda ou d'Oran et en ont tué un certain nombre qui était tout de suite multiplié par 5 puis par 10 en fonction du nombre des gens ayant colporté la nouvelle .

Mais aujourd'hui ? Eh bien, cela se passe de la même façon la vision du croissant de lune du Ramadan.

Sauf qu'au lieu que se soit au niveau d'un petit quartier appelé Souani ou Lamsallah ou encore Derb Ghallef, cela se passe entre pays.

Si l'Arabie Séoudite voit le croissant de lune , les Seoudiens jeûnent le lendemain ( notez que je n'aime pas le nom de ce pays qui est en fait le nom d'une famille réactionnaire, intégriste, amie des Américains et de Sarkozy, ayant inondé le monde Arabe et au delà d'écrits qui ont fabriqué des Ben Laden et des Zarqaoui , mais ça c'est un autre débat ).

C'est vrai quoi, est ce que l'Allemagne pourrait demain s'appeller la Bismarquie ou l'Espagne Sainte Isabelle la catho ?

Moi, je préfère appeler ce pays rétrograde même si j'ai beaucoup de peine à lui reconnaitre le statut de pays, Le Hijaz ou encore Al Jazeera Al Arabiya comme l'appelaient les anciens.

Demain, lundi 1er septembre dans le monde entier sera un jour de division au sein de cette Oumma illusoire et inexistante .

Une moitié des Oummistes dont je fais partie de par ma naissance, feront le Ramadan parce qu'ils auront vu par de la pupille de leurs yeux, le croissant de lune ou parce que la chaine nationale de tel ou tel "Etat" musulman ( Pourquoi voudrait on qu'Israel ne soit pas un Etat Juif alors que tous ces états se proclament fièrement comme entités musulmanes et pourquoi critique t on l'Europe lorsque des gens du vieux continent parlent d'introduire dans le traité européen, une allusion à l'héritage chrétien de ce continent ? )

Ce débat, les musulmans ne doivent pas s'y mêler, c'est l'affaire des Européens.

Les Chefs d'états dit islamiques ont depuis longtemps tranché la nature de leur pays ( ils sont islamiques point à la ligne )

L'autre moitié des musulmans de cette Oumma prétendument la meilleure d'entre toutes ( c'est noir sur blanc dans le Coran : Kontoum Khaïra Oumma tine Oukhrijat Linnass : Vous êtes la meilleure des nations ....!!!)

La moitié donc jeûneront le Ramadan le mardi 2 septembre.

Et cela nonobstant l'apparition des techniques modernes les plus sophistiquées capables de décrocher le croissant de lune même pour le mettre dans notre bol de Harira, s'il devait apparaître en Alaska ou au Chili.

Et quand bien même les satellites de transmission parviennent aujourd'hui à nous envoyer des images infinitissimalement ( je ne sais pas si cet adjectif existe mais tant pis ) miniature qui sont susceptibles de nous aider à commencer ensemble le Ramadan.

Eh ben non: on veut toujours croire le Bédouin du Yemen ou d'Arabie qui de retour avec son cheptel de dromadaires, au crépuscule dira : Je l'ai vu .

Vous avez dit Oumma . Moi je dis : A yemma ( Oh , ma mère )

Sur ce : Somez bien !!: jeûnez bien ( les jeunes de Belgique parlent comme ça . On lieu de dire jeûner ils parlent de somer ).

Moi je commence lundi avec la "bonne" moitié de la Oumma ...

Posté par Khalilcdh à 10:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 août 2008

Faites les chier ...

Exclusif. Catherine et Bob Sinet répondent à BibliObs

«Il n'y aura pas un mot sur Val ni sur “Charlie” dans “Siné Hebdo”»

Par BibliObs.com

BibliObs était le premier à l'annoncer ce matin: après avoir quitté «Charlie Hebdo» le 12 juillet dernier - et plus de quarante ans après «Siné Massacre» - Bob Sinet, alias Siné, lancera le 10 septembre un nouvel hebdo, qui promet d'être «un canard qui ne respectera rien» et qui «chiera tranquillement dans la colle et les bégonias sans se soucier des foudres et des inimitiés de tous les emmerdeurs».

Son titre? «Siné Hebdo», tout simplement. Le caricaturiste et sa femme Catherine, future rédactrice en chef, ont accepté de nous donner quelques explications

BibliObs.- Créer un journal en trois semaines en plein mois d'août: c'est juste incroyable.

Catherine Sinet.- C'est que tout le monde nous le suggérait: des copains, comme Willem, et un ami spécialiste du droit des sociétés prêt à nous aider.

Il y a un peu plus de trois semaines, j'étais en train de faire des courses avec une amie et Bob m'appelle pour me dire: «On y va.» Je lui ai dit: «Tu es sûr que c'est raisonnable à notre âge de se remettre à travailler 15 heures par jour?»

Et c'est parti comme ça.

BibliObs.- Et comment va Siné?

C. Sinet.- Bien. Tout ça l'a rajeuni de trente ans.

BibliObs.- Vous vous êtes proposée d'emblée comme rédactrice en chef?

C. Sinet.- Je ne voyais pas bien qui d'autre.

Tous ceux qui nous aident sont bénévoles, évidemment, et travaillent ailleurs.

On n'est pas encore certains de pouvoir les payer.

BibliObs.- Qui a réuni la cinquantaine de collaborateurs qui vont travailler avec vous - dessinateurs, écrivains, personnalités de la télé?

C. Sinet.- C'est moi.

BibliObs.- Pourquoi ne donnez-vous pas encore leurs noms? Celui de Tardi circule par exemple...

C. Sinet.- C'est prématuré. L'annonce sera faite le 1er septembre.

BibliObs.- Qui sont les actionnaires?

C. Sinet.- Bob, moi (j'ai crevé mon assurance-vie), un copain, Guy Bedos, et Michel Onfray.

L'Association des Mal Elevés va aussi recueillir les fonds.

Et il faudra repenser la chose après le premier numéro.

Nous avons déjà un premier abonné, en Irlande, qui a appris les ennuis de Siné dans «The Observer».

D'ailleurs, pour s'abonner, il suffit de nous écrire aux Editions de l'Enragé, 118-130, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.

BibliObs.- Evidemment, on voudrait connaître votre version de ce qui est devenu «l'affaire Siné».

C. Sinet.- Je me sens un peu loin de tout ça maintenant...

Tout a démarré pendant nos vacances en Normandie.

On gardait nos petits-enfants, quand on a commencé à recevoir des coups de fil de journalistes, plein de coups de fil.

La chronique de Bob était passée dans le numéro du 8 juillet - il l'avait rendu le 28 juin - et il est certain que, dix jours plus tard, Philippe Val en connaissait parfaitement le contenu.

Il l'a même lue devant témoins, je l'ai su depuis.

Dans un premier temps, c'est donc Charb qui nous appelle, c'est notre meilleur ami (enfin, c'était), pour suggérer à Bob de faire ses excuses à Jean Sarkozy.

BibliObs.- On imagine mal Siné faire ce genre de chose...

C. Sinet.- Il n'en était bien sûr pas question.

Charb nous apprend donc qu'il va y avoir une pétition dans le journal, ce à quoi Bob répond: «C'est parfait, comme ça je compterai mes amis.»

Dans un deuxième temps, la pétition est laissée de côté et il accepte tout à fait l'idée de faire ses excuses aux lecteurs qui auraient mal interprété ses propos.

Mais le samedi après-midi, il reçoit un coup de fil de Michel Polac qui lui dit: «Mais qu'est ce que c'est que cette histoire? On me demande de signer une pétition.»

Coup de fil à la rédaction: Charb nous explique que la pétition est signée... à l'unanimité!

A l'unanimité? Bob lui rétorque que c'est impossible, et pour cause: Polac - entre autres - a dit non.

On va se coucher, et on se dit que ce n'est plus possible.

Et on envoie un mail à Charb pour qu'il le transmette à Val (je n'avais pas le mail de Val).

Pour l'anecdote, Bob ne sait pas se servir d'une ordinateur: je suis la machine qui écrit pour lui.

BibliObs.- Et vous lui dites quoi?

hebdo.jpg

C. Sinet.- Tout simplement que s'il y a une pétition, il n'y aura pas d'excuses.

Logique non? Le lendemain dimanche, à 11 heures, on reçoit un coup de fil de Val, ivre de rage, qui demande à Bob sa démission.

Bob lui dit: «Pas question. Mais tu me renvoies du journal si tu veux.»

Ils hurlaient tous les deux, alors je prends Val en ligne pour lui demander ce qui lui arrive et discuter.

A l'époque, on croyait encore aux menaces des Sarkozy (mais les intéressés ont démenti par la suite).

Je lui demande si c'est l'affaire Denis Robert qui le met dans cet état, car Bob en a parlé favorablement, il me dit oui.

Je lui demande s'il a parlé à Claude Askolovitch avant son passage à la radio, il me dit oui.

Il doit regretter aujourd'hui de m'avoir dit ça.

Mais il me l'a dit. Bref, en ce beau dimanche, Bob était bel et bien renvoyé de «Charlie Hebdo».

BibliObs.- Ça vous a affectés.

C. Sinet.- Moi oui... Bob, non. Il était fou furieux.

Ah la la, quel cirque. Le téléphone sonnait en permanence, notre réseau internet marchait mal, ce qui ne facilitait pas les contacts; nos deux petits-enfants de 3 et 6 ans couraient partout.

On a dormi trois heures par nuit pendant trois jours et on est rentrés à Paris plus vite que prévu.

Bob a reçu des menaces de mort de la Ligue de Défense juive; on a menacé de lui planter un poignard dans le ventre; il a même été convoqué à la PJ.

BibliObs.- L'objectif numéro deux, c'est de régler vos comptes avec Philippe Val et «Charlie Hebdo», alors?

C. Sinet.- Il n'y aura pas un mot ni sur Val ni sur «Charlie», pas un dessin, pas une allusion.

C'est la consigne.

Siné vous dirait: «Je fais le "Charlie" que j'aimerais, impertinent, insolent, mal élevé, comme à la belle époque.»

Il ne faut pas oublier que Siné a créé «Siné Massacre» en 62 et «L'Enragé» en 68, et que «Charlie Hebdo» est né... en 69.

Donc «Charlie Hebdo» est aussi un bébé de Siné, bien qu'il n'y ait pas travaillé dans les premiers temps.

Nous avons l'antériorité, pour ceux qui penseraient qu'on copie «Charlie Hebdo».

BibliObs.- Avez-vous essayé de débaucher des plumes à «Charlie»?

C. Sinet.- Surtout pas!

BibliObs.- Certains de «Charlie» sont-ils tentés de vous rejoindre?

C. Sinet.- Oh oui!

BibliObs.- Comment comptez-vous vous démarquer de Charlie?

C. Sinet.- Il n'y aura pas d'édito.

BibliObs.- On vous a quittée aux manettes de «Droit de réponse», en 1987.

Avez-vous travaillé dans la presse depuis?

C. Sinet.- Non. Je réapprends le métier!

maleleve.jpg

Bibliobs.- Où est installée la rédaction de «Siné Hebdo»?

C. Sinet.- On a transformé tout le rez-de-chaussé de notre maison en bureau.

Ce matin, on était debout à 5 heures.

BibliObs.- Combien de permanents autour de vous deux?

C. Sinet.- Trois. Un maquettiste, quelqu'un pour la presse, une assistante.

Même la femme de ménage veut nous aider.

BibliObs.- Et vous Siné, si vous deviez définir votre journal?

Bob Sinet.- Un journal mal élevé.

Propos recueillis par Anne Crignon

«L'affaire Siné» vue par Delfeil de Ton

Le dossier de NouvelObs.com

Et toute la série «Un dessin par jour pour Siné»

sineblog.jpg

Siné


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Pour votre dimanche

" Ich habe in Tanger mein herz veloren "

Khalil Zeguendi

Reportage

Tanger, ténébreuse et nostalgique

Photo non datée du port de Tanger (Maroc).

D.R.

Photo non datée du port de Tanger (Maroc).

TANGER ENVOYÉ SPÉCIAL du Monde

Tanger souffre.

La ville étouffe sous sa propre légende, sous cette nostalgie qui l'enveloppe, ce mythe cosmopolite fait d'intrigues et de trafics qui lui colle à la peau.

Les poètes venus du monde entier l'ont tant chantée.

Alors elle fuit pendant que les touristes toujours plus nombreux lui font les yeux doux.

Elle est seule face au détroit de Gibraltar, ce petit bras de mer entre Maroc et Espagne où se noient les immigrés d'Afrique et leurs espoirs de rejoindre l'eldorado européen.

Accès et hébergement

Accès. Il faut compter entre 250 et 400 euros pour un billet aller-retour sur Royal Air Maroc, seule compagnie aérienne à proposer un vol direct depuis qu'Air France a supprimé sa ligne.

British Airways et Iberia offrent des vols avec escale.

Hébergement.
Le plus chic, le mythique Al Minzah, avec son style hispano-mauresque, ses bars et son restaurant traditionnel où les danseuses du ventre ont bien du mal à donner un peu de couleurs aux couscous, pastilla et tagines.

Plus abordable, le Continental, situé dans le bas de la médina, et dont la grande terrasse donne sur le port.

Charme désuet et restaurant à l'ancienne.

La Tangerina est un petit hôtel situé sur les hauteurs de la Casbah.

La terrasse donne sur la mer et les toits de la ville.

Restaurée avec goût, cette maison à l'accueil toujours souriant propose aussi une formule avec dîner (succulent).

Cafés et restauration

Cafés. A signaler encore le très calme Café Baba, situé dans la Casbah, et surtout le Café Hafa avec ses petites terrasses fleuries où la jeunesse de Tanger se retrouve en fin de journée.

Panorama géant sur le détroit de Gibraltar et la côte espagnole.

Truman Capote, Elizabeth Taylor, les Rolling Stones et Jimi Hendrix fréquentèrent l'endroit.

Restauration. San Remo propose une bonne table à base de poissons, souvent frits, et de pâtes fraîches.

A midi, rendez-vous des cadres supérieurs et des intellectuels de la ville. 15, rue Ahmed-Chaouki

Casa de España, un peu cher mais propose une variété intéressante de tapas. Rue Jabha-el-Watania

Negresco, cuisine française et marocaine.

Mohammed Choukri y venait régulièrement.

Rencontre. Juan Guillén est coiffeur depuis quarante ans dans cette même boutique où l'on trouve de tout excepté des clients.

Espagnol, né en 1921, il ne parle de sa ville qu'avec nostalgie.

A lire. La minuscule librairie des Colonnes (54, boulevard Pasteur) est un haut lieu pour nostalgiques.

Petites tables, photos d'auteurs en noir et blanc, c'est ici qu'on trouve certains ouvrages de Mohammed Choukri, Paul Bowles, Jean Genet et bien d'autres difficiles à trouver en France dont le dernier livre de Lotfi Akalay, Nouvelles de Tanger (Kawkaba, 2005, 262 p ).

On dit que Tanger pleure celui qui ne la connaît pas, et qu'on pleure quand on l'a vue. Le on-dit a du vrai.

On peut la toucher, caresser ses murs épais, effleurer ses portes en bois déglinguées. Gratter aussi sa terre noire, se rouler dans son sable toujours humide.

S'enivrer encore de ses odeurs de tabac gris, de jasmin et de kif.

Ici, on peut tout essayer, marcher avec un livre à la main, on peut même déplier un vieux plan de la ville pour se donner de l'allure, mais Tanger s'échappe.

Envisager Tanger, c'est accepter de se perdre.

Monter d'abord dans un taxi et faire un tour dans les quartiers périphériques pour mieux revenir.

Il faut voir ces cités champignons livrées à elles-mêmes et alignées les unes derrières les autres le long des collines avoisinantes.

Beni Makada, Bir Chifa, Saddam Hussein : les faubourgs de béton et de parpaings où s'entassent les deux tiers des 800 000 habitants de la ville rappellent que Tanger est lasse, submergée de rancoeur sous le poids de la pauvreté et l'activisme des musulmans intégristes.

LA FOULE EST DENSE

C'est là qu'on croise la grande mosquée Arbein, soupçonnée d'avoir accueilli, un temps, certains terroristes auteurs des attentats de Casablanca et de Madrid.

Là aussi, à Casa Barata, où l'on découvre un des derniers cimetières juifs encore en activité au Maghreb, un lieu surprenant, apaisé, envahi d'herbes folles et cintré de hauts murs blancs.

Revenir au centre.

Descendre au Grand Socco, cette place centrale, ligne de démarcation entre médina et ville nouvelle.

Ici, Tanger est un carrefour d'où s'échappe une immense rumeur.

La foule y est dense.

Les voitures collées les unes aux autres.

On accélère. Sur un bout de trottoir, des bouis-bouis proposent à boire et à manger, une nourriture infecte à prix dérisoire.

Les bonnes tables se trouvent un peu plus loin, dans un patio à l'abri du tumulte.

Passer devant le cinéma Rif, future cinémathèque de la ville, en chantier.

Suivre les escaliers.

Darna est la maison communautaire des femmes, une des nombreuses associations tangeroises d'aide aux plus démunis.

On y vient pour suivre une formation, acheter de l'artisanat et goûter à la cuisine.

Sortir.

Dans le parc de la Mendoubia, à côté, des hommes et des femmes se protègent du soleil sous des hauts arbres centenaires.

Derrière, à l'abri des regards, un cimetière abandonné, royaume des chats et des orties.

C'est là, à l'époque où Tanger bénéficiait de son statut de zone internationale et des privilèges y afférents, que les Européens enterraient les leurs.

Aujourd'hui, les sépultures sont brisées, détruites par des années d'indifférence et d'oubli.

Pendant des mois, les harraga ("brûleurs" en arabe), ces candidats à l'émigration clandestine qui brûlent leurs papiers pour partir sans laisser de traces, s'étaient installés dans ce campement funèbre.

En 2005, la police les en a chassés.

Ils ont fui hors de la ville.

Le café Moumtaza se trouve de l'autre côté du Grand Socco.

On a des chances d'y rencontrer Lotfi Akalay sirotant sa bouteille d'eau.

D'une famille tangéroise de père en fils, cet écrivain et journaliste à la parole libre est une figure de la ville, toujours prêt à partager une histoire sur Tanger "où il fait bon survivre".

D'abord le prestigieux hôtel El Minzah, peut-être un des plus beaux du pays.

Jean Genet adorait séjourner dans cette ancienne villa, parce qu'il aimait voir "ces élégants servir un sale chien comme (lui)".

Le Café de France ensuite, situé place de France, en face du consulat.

Un lieu capital, point de rencontre essentiel d'hier et d'aujourd'hui.

La terrasse est bondée.

D'après Lotfi, il n'est pas rare qu'un clochard s'approche d'une table et avale le verre d'un client avant de repartir.

"Personne ne dit rien, glisse-t-il, parce qu'il n'y a rien à dire !"

Puis vient le quartier des bars, ces lieux de vie nocturne qui ont fait la réputation de Tanger et dont les enseignes paraissent bien discrètes le jour.

Rue d'Amérique, le Dean's ouvert en 1937 et qui vit passer dans ses deux salles minuscules la Beat Generation, cette génération bohème de l'après-guerre des William Burroughs et Allen Ginsberg.

AU GRÉ DES ERRANCES

Plus loin, de part et d'autre du boulevard Pasteur, le Pique-Nique, fréquenté par Mick Jagger dans les chaudes années 1960-1970, le bistrot espagnol Rubis Grill et son serveur hors d'âge, gominé et chemise blanche.

Negresco, Regina, Scott's... Tanger virevolte au gré des errances.

D'un bar à l'autre, on croise journalistes, Européens nostalgiques, nouveaux et anciens riches des quartiers huppés de la Montagne ou de Marshan, paumés de la nuit.

Descendre vers la baie, enfin.

Ruelles sombres, espaces vagues et pensions étincelantes de lumières pour camionneurs et marins de passage.

Le port, à cette heure, somnole, saoulé par tant d'histoires de contrebande, de récits de trafiquants de drogue, de clandestins aussi qui cherchent à s'agripper aux essieux des camions.

Avenue des FAR, les grands hôtels se tournent vers la mer.

Tout est calme. Au Café Associados, dernier établissement de la plage, celui des habitués, Tanger refait le monde.

Lotfi veut croire que sa ville est en train de changer, qu'elle sort lentement de sa léthargie.

Il en veut pour preuve les séjours répétés du roi, le gigantesque chantier du nouveau port et les travaux de réhabilitation de plusieurs maisons dans la médina.

Il sourit. Dehors, un groupe de jeunes est assis sur un banc, dos à la ville.

Tous regardent les lumières de l'Espagne sans dire un mot.

Nuit de silence à Tanger.

Nicolas Bourcier

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Pour les Sans Papiers, Reynders renvoie Di Rupo sur les roses

"Que les flamands nous lâchent les baskets"

"Que les flamands cessent de nous dire comment nous devons gérer Bruxelles. Qu'ils nous lâchent un peu les baskets", a lancé samedi le vice-premier ministre et président du MR Didier Reynders à l'occasion l'Université d'été organisée par le MR bruxellois.

Il répondait ainsi aux dernières déclarations du ministre-président Kris Peeters qui parle de Bruxelles comme d'une "Région spéciale et spécifique".

"Pour nous, Bruxelles est une Région à part entière et pas entièrement à part", a dit M. Reynders. Et d'ajouter: "En tant que confédéraliste, que M. Peeters s'occupe de sa Région et qu'ils laissent aux autres le soin de gérer la leur.

Qu'il continue à gérer sa merveilleuse Région mais qu'il cesse de nous dire comment nous devons gérer la nôtre. Qu'il nous lâche un peu les baskets".

M. Reynders a rappelé que son parti était ouvert à la négociation communautaire.

"Nous sommes prêts à nous mettre à table mais dans une telle négociation il faut que chacun manifeste du respect pour l'autre", a-t-il ajouté.

"Vive Turtelboom , tais toi Di Rupo" , ndlr, "Bruxellois, non peut être?"

Sur le dossier de l'immigration, M. Reynders a aussi été très ferme. "J'entends certains dire qu'on est proche d'un accord. Ce n'est pas vrai.

Il n'y aura pas d'accord si le résultat ne nous convient pas tout à fait et pour cela il faudra accepter de parler de l'immigration économique", a-t-il dit soulignant que sur ce point le MR est "sur la même longueur d'ondes" que l'Open Vld et le CD&V.

En attendant, a-t-il encore ajouté, il est faux de dire que le dossier n'est pas géré.

"Il existe une législation qu'on applique et tous les jours il y a des régularisations, des refus et des expulsions". (belga)

30/08/08 15h09

Commentaire de "Bruxellois, non peut être ?"

Et Milquet,  qu'est ce qu'elle dit , elle ?

Posté par Khalilcdh à 18:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Série : La vie au mois du Ramadan. Offerte par "Bruxellois, non peut être?"

...Certains rentrent, d'autres restent

carte_ramadan_34

Eh, oui, comme toutes les meilleures choses ont une fin, voilà ceux que les Marocains du pays appellent : les "RME" ( Ressortissants Marocains à l'étranger ) de retour en Belgique.

Prêts ou pas à faire face aux obligations de Ramadan qui coîncide cette année avec le début de l'année scolaire.

Les boites aux lettres sont ouvertes avec inquiétude tant chacun sait qu'elles regorgent de factures de toutes les couleurs : celle du GSM, une autre du gaz et de l'électricité qui a eu largement le temps ( la facture ) de comprendre le montant de juillet gonflé de celui du mois d'août avec les intérêts de retard en prime.

Rentrée scolaire oblige, il va falloir négocier l'étalement du paiement des factures

C'était merveilleux là bas au Maroc.

Les fêtes de mariages , les journées en familles à la mer, les soirées entre amis aux terrasses des cafés et des brasseries ( sans bière ? !!! ).

La frime, la revanche prise sur les jours de pluie et les bousculades dans le métro ou le bus bruxellois.

C'est comme ça, la vie des Maroxellois.

Un petit mois pour oublier les enguelades du chef sur le chantier de nettoyage ou celui du bâtiment.

Les vieux Marocains pensionnés ont eu le temps pour la plupart d'entre eux, de construire une bicoque au bled.

C'est toujours ça de gagné grâce aux économies faites durant les années fastes en Belgique.

C'est leur argent honnêtement gagné et ils en font ce qu'ils veulent.

Les vieux donc, jouent aux prolongations en restant au pays pour passer le ramadan.

Ils trouvent ça très cool pour eux de vivre ce mois de carème dans une ambiance marocaine chaleureuse et pleine de piété.

Leur programme de la journée ramadanesque à Tanger :

Se lever à 4 heures du matin pour le dernier repas de la nuit, effectuer la centaine de mètres qui les sépare de la mosquée du coin pour la prière de l'aube, rentrer à la maison pour retrouver le lit ( de préférence sans madame, des fois qu'ils seraient tentés dans la chaleur traitresse de septembre de tirer l'un ou l'autre coup, chose interdite en journée durant le ramadan ), se lever vers 13 heures pour la seconde prière ( celle de la mi journée ), zapper entre Al Jazeera , Al Arabiya ou une chaine dispensant des programmes religieux.

Après la prière de l'après midi ( le 3 ème effectuée aux alentours de 17h, direction le souk ou la médina ( vieille ville ) pour s'approvisionner en produits ramadanesques ( les chhiwates ) pour faire plaisir à son palais à l'heure de la rupture du jeûne.

Retour à la maison une heure avant le coucher du soleil pour piquer une petite sieste.

L'heure de la délivrance sonne avec l'appel du muezzen à la prière d'Al Maghrib ( le coucher ).

Rares sont les Marocains de là bas et d'ici aussi qui exécutent cette prière à ce moment précis.

Le ventre criant famine est prioritaire.

La Harira , cette soupe qui constitue par la richesse de son contenu une véritable grosse pièce, constitue pour les Marocains, le plat habituel par lequel ils rompent leur jeûne.

Accompagnée de Chebbakiya ( gâteaux chargés de miel ), de dattes, de figues sèches, de chammiyya ( semblable à la Baklawa ) , des oeufs durs, du lait chaud, et toute sortes de denrées bourrées de calories.

Puis vient l'heure du café accompagné de pain au fromage de chèvre et d'autres délicatesses.

A tel point que l'ex jeûneur éprouve toutes les peines du monde à tenter de quitter la table tant son estomac le tire vers l'arrière.

Pour les hommes, la vraie vie au temps du ramadan se déroule en soirée et se prolonge jusqu'aux petites heures entre mangeailles, prières, tournées des cafés.

Les femmes , elles, préfèrent se retrouver entre elles, tantôt chez l'une tantôt chez khadija pour visionner l'un après l'autre les épisodes des séries télévisuelles arabes tournées exprès pour le ramadan et ne durant que l'espace de 29 à trente épisodes.

Bab El hara ( porte de quartier ), feuilleton syrien bien ficelé  a cassé la baraque dans l'ensemble du monde arabe, lors du dernier ramadan.

La seconde partie est annoncée régulièrement sur l'antenne saoudienne MBC qui en garde l'exclusivité.

Après la 5 ème et la dernière prière ( 23h30 nviron ) , la ville grouille de monde.

Bientôt , le prochain épisode de " La vie au mois du ramadan" abordera

LES RESTAURANTS DU COEUR DU RAMADAN BRUXELLOIS

 

Posté par Khalilcdh à 18:05 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Puisque l'Etat belge ne veut pas régulariser ...

Une gigantesque fraude sociale a coûté 7 millions d'euros à l'Etat

FAITS DIVERS sam 30 août

La justice a découvert un énorme trafic de faux papiers permettant de régulariser des illégaux et des Belges exclus du chômage.

Moyennant le paiement d'une somme de 500 à 3.000 euros des sans papiers et demandeurs d’emploi recevaient de faux documents dont de faux C4 ou fiches de salaire leur permettant de toucher le chômage ou de contracter des prêts.

C'est un comptable de Dour qui est suspecté d'être l'initiateur de cette fraude.

Il opérait en Brabant wallon à Molenbeek et à Schaerbeek.

Huit personnes ont été inculpées dans ce dossier en 2007 et début 2008 et la fraude a coûté 7 millions d'euros au budget national.

Une information du journal La Libre Belgique.

Commentaire de " Bruxellois, non peut être?"

Tout est bon pour profiter de la stuation des Sans Papiers et des exclus du chômage.

Marchands de sommeil, fabricants de faux papiers, patrons non scrupuleux etc...Onem impitoyable

On a même vu en France des Sans papiers qui construisaient eux mêmes le centre de rétention qui doit les héberger en vue de leur expulsion.

Mais...A quant une régularisation officielle et légale de ces personnes et m'arrêt de la chasse aux chômeurs.?

Posté par Khalilcdh à 09:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 août 2008

Du beurre sur les épinards ...en conserve

Ou pour pas mourrir de faim

Indexation et augmentation des pensions au 1er septembre

SOCIéTé ven 29 août

Le 1er septembre 2008, toutes les prestations de pension seront indexées et deux catégories de pensions de travailleurs salariés et indépendants seront relevées de 2 %, rappelle l'Office national des pensions (ONP) dans un communiqué.

Les allocations sociales et les traitements des fonctionnaires sont également indexés.

Plus d'1,8 million de pensionnés sont concernés par l'indexation de leur pension ou de leur garantie de revenu aux personnes âgées (GRAPA).

La pension minimum garantie d'un salarié après une carrière complète passe à 1.219,16 euros pour un ménage, 975,60 euros pour un isolé et 960,26 euros pour la pension de survie.

En ce qui concerne la pension minimum garantie d'un indépendant, le montant passe à 1.148,09 euros pour un ménage, 863,81 euros pour un isolé et le même montant de 863,81 euros pour la pension de survie.

Au 1er septembre 2008, le montant de base de la GRAPA (cohabitants) est porté à 7.026,01 euros par an, soit 585,5 euros par mois.

Le montant de base majoré (pour un isolé) de la GRAPA est porté à 10.539,02 par an, soit 878,25 euros par mois. Par ailleurs, en vertu de la liaison au bien-être, les personnes dont la pension a pris cours entre le 1er janvier 1988 et le 31 décembre 2002 (indépendants et/ou salariés) et qui n'ont pas été augmentés en juillet 2008 bénéficient d'une augmentation brute de 2 % à partir du 1er septembre.

Posté par Khalilcdh à 22:42 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Attaquer l'Iran . Et après ?

Attaque américaine imminente sur l'Iran ?

29/08/2008

Les services de renseignements néerlandais (AIVD) ont mis sur pied ces dernières années une opération ultra-secrète en Iran avec comme objectif l'infiltration et le sabotage de l'industrie de l'armement dans la république islamique.

L'opération couronnée de succès jusqu'ici a récemment été arrêtée à cause de plans d'attaque aérienne américaine imminente sur l'Iran.

Des sites faisant partie de l'opération néerlandaise d'espionnage seraient aussi bombardés.

C'est le journal néerlandais De Telegraaf qui l'annonce vendredi selon des "sources bien informées".

L'Ouest soupçonne Téhéran de mettre au point des armes nucléaires et l'Iran refuse de répondre aux exigences occidentales d'arrêt d'enrichissement de l'uranium.

Un agent néerlandais du AIVD aurait pu s'infiltrer dans l'industrie iranienne.

Mais il a récemment été rappelé parce que les Etats-Unis auraient décidé d'attaquer l'Iran à l'aide d'avions sans pilote d'ici quelques semaines selon De Telegraaf.

Les informations sur l'opération de l'AIVD seraient partagés avec la CIA depuis plusieurs années, toujours selon le quotidien.

L'Iran a déjà été sanctionné trois fois par les Nations Unis à cause de son programme

Commentaire de " Bruxellois, non peut être ?"

Les pays bas infiltrent l'Iran? Et pourquoi pas le Botswana ou le Brunei tant qu'on y est ?

Attaquer le programme nucléaire iranien est une chose, mais s'enfoncer encore plus dans le bourbier Proche et Moyen oriental est une autre paire de manches.

Sauf si Bush cherche à saboter l'election de Barack Obama en brouillant les cartes.

Posté par Khalilcdh à 22:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sahara occidental: blocage total

Le Sahara occidental est fermé de l'intérieur

Lorsqu'en 1975, le Maroc de Hassan II fit déferler près de 400 000 Marocains dans le cadre de la marche verte vers le territoire sahraoui, le souverain défunt était loin de se douter que le conflit allait connaître l'enlisement dans lequel il se trouve actuellement.

Beaucoup de Marocains prêtent à Hassan II un art consommé de la diplomatie et des capacités sans commune comparaisons avec ceux des Algériens qui soutiennent le Polisario.

En réalité, Hassan II n'a été qu'un despote non éclairé et la réputation de fin limier de la diplomate qui lui collait à la peau de par la mobilisation de tous les courtisans chargés de vendre cet aspect du personnage, n'a permis de résoudre aucune des grandes questions relatives à l'avenir du Maroc ou à celui du monde arabe .

Passons sur l'invitation faite à Shimon Peres à le rencontrer à Ifane ; invitation n'ayant abouti à rien de concret dans la résolution du conflit israelo palestinien.

Omettons la grande fumisterie relative au "rôle positif" des Juifs marocains d'Israel dans la dynamique de la paix au Proche Orient.

Ces Juifs Marocains n'ont été d'aucun apport dans la recherche de la paix juste tant souhaitée par les Arabes et les Palestiniens.

Que du contraire, il ressort de leurs positions qu'ils sont les plus horriblement opposés à cette paix.

La preuve par l'ex ministre de la défense travailliste Perez, originaire de Bejjaad.

Les bévues du soutien accordé à un Shah d'Iran en fin de règne et à un Mobutu finissant ne peuvent que confirmer l'inanité de cette réputation fabriquée de toutes pièces par l'entourage de Hassan II quant aux compétences diplomatiques du personnage

Mais lorsque les Espagnols quittèrent le territoure de la Saguia Al Hamra et du Rio de Oro ( territoires investis par l'armée marocaine en 1975 ) , la première des choses à laquelle pensa Hassan II fut d'offrir la moitié de ce territoire à la Mauritanie ( la partie non utile du Sahara ) pour l'amener à supporter sa startégie récupératrice de ces territoires .

Nul n'avait compris la raison qui poussa Hassan II à partager ce territoire avec la Mauritanie voisine.

Et nul n'était en mesure d'émettre une quelconque objection ou contestation de cette décision tant le roi considrait ses décisions de l'ordre du sacré et de l'indiscutable

Sauf à admettre que d'un point de vue politique et militaire, ce partage épargnait au Maroc la surveillance d'un très grand territoire dont la partie sud ne permet qu'à rencontrer de gros lézards et de la caillasse et d'un autre coté, glisser ce cadeau qui allait se révéler empoisonné, à la Mauritanie, permettant ainsi de barrer pour l'Algérie, la route menant vers l'Atlantique.

Récemment, en 2007, pour contrer le projet marocain visant à accorder une autonomie interne sous souveraineté marocaine, aux Sahraouis, l'Algérie n'a pas hésité à avancer une autre suggestion alternative consistant à partager ce même territoire entre le Maroc et le Polisario.

Les dirigeants algériens rappellant dans la foulée de leur proposition le même partage intervenu en 1975 entre le Maroc et la Mauritanie de Ould Daddah.

Hassan II qui refusait d'entendre parler du Polisario, modifia avec le temps son approche pour admettre le principe d'un réferendum.

Laquelle consultation alla se révéler impossible à réaliser du fait des recencements contradictoires des uns et des autres quant au nombre exact des ressortissants originaires de ce territoire.

La politique de " La patrie clémente et miséricordieuse" prônée par Hassan II en vue d'attirer vers lui un maximum de cadres du Polisario, ne donna rien de palpable au Maroc, mais permit à quelques mercenaires opportunistes, ex polisaristes ayant du sang marocain pleines les mains, de décrocher le gros lot en accédant à des fonctions très fortement rémunérées.

Et on n'entendit plus parler.

Toute la poltique d'avant Mohamed VI au Sahara consista à " gagner du temps " afin d'entériner le fait accompli militaire marocain.

Et la confiance se dégrada, entre contacts en coulisses et affrontements militaires maroco - Polisariens.

Du vivant de Hassan II, nul ministre ou conseiller ne pouvait souffler mot à propos de ce conflit.

Et aucun parti politique ne disposait du droit de dire autre chose que " le Sahara est marocain et nous sommes prêts à donner notre sang pour qu'il le demeure ".

L'extrême gauche avait connu les affres de la détenton, des disparitions, de la torture et de la mort en raison de son attitude favorable au droit des Sahraouis à l'autodétermination et à cause de ses contacts avec les dirigeants du Polisario.

Depuis l'avénement du nouveau souverain marocain, une nouvelle stratégie est mise en route consistant à proposer au Polisario, l'octroi d'un régime politique de gestion des affaires internes du Sahara; ce territoire devant demeurer sous souveraineté marocaine.

Ce régime est rejeté tant par l'Algérie que par son protégé le Polisario.

Les rencontres sous supervision unusienne n'ont rien dégagé de palapable:

chaque partie restant accrochée à sa position.

Et c'est le blocage le plus total.

A moins d'une autre approche, ce dossier n'avancera pas d'un pouce durant les décennies à venir avec le risque d'un recours à l'affrontement armé.

Dès lors que le Maroc avait " offert " la moitié de ce territoire à la Mauritanie en 1975, pourquoi ne ferait il pas de même avec le Polisario ?

D'autant qu'en 2007, l'Algérie avait présenté cette suggestion comme susceptible de débloquer ce problème.

Ce que le Maroc avait alors rejeté avec véhémence, arguant qu'acun grain de sable de " Notre Sahara " ne saurait faire l'objet d'un abandon.

Il me semble qu'en dehors de cette alternative, aucune solution à court ou à moyen terme ne serait susceptible d'intervenir entre les protagonistes.

Tant la confiance a été très largement ébranlée entre le Maroc et le Polisario.

De fait , observant ce qui se déroule à l'intérieur du Maroc quant aux multiples atteintes aux droits de l'homme et le retour en force du Makhzen et de sa Zerouata comme ce fut le cas à Sidi Ifni, autre territoire récupéré par le Maroc, le Polisario n'est pas prêt à foncer tête baissé dans ce qu'il considère comme un piège tendu par le Maroc.

A lire la prose polisarienne qui est on ne peut plus claire à ce sujet, on ne peut considérer la solution de l'autononmie interne que comme un projet peu réaliste dans l'état actuel des rapports Maroc-Polisario et de la totale absence de confiance.

Je dis cela et je ne dis rien !!!

   

Posté par Khalilcdh à 18:32 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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