Bruxellois, non peut-être ?

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01 septembre 2007

Basri m'a tué!!

Mohamed Dlimi, frère du général Ahmed Dlimi

“Basri a brisé ma vie’’

Suite à la mort " en exil " de Driss Basri

VOICI LE RECIT DE MOHAMED  DLIMI, FRERE DU GENERAL DLIMI

Ce dernier, commandant en chef de la zone sud et patron de tous les services secrets marocains est écrasé par un camion " fou " à Marrakech le 25 janvier 1983.

Le lendemain de cet "accident", ses photos sont gommées de tous les sites officiels marocains et aucune enquête n'est ouverte pour la mort de celui que la rumeur publique soupçonne de haute trahison et de vélleités putchistes contre le Roi Hassan II

Son frère raconte ses misères à Maroc Hebdo

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                                     Le général Ahmed Dlimi             Le Général Dlimi et feu le roi Hassan II

Maroc Hebdo International : Pourquoi avez-vous décidé de parler, aujourd’hui, après 22 ans de silence?

-Mohamed Dlimi : C’est simple, avec l’avènement de SM Mohammed VI, j’ai repris espoir, et les différentes initiatives entreprises dans le domaine des droits de l’Homme par notre Souverain depuis son accession au trône sont un signe fort qui me permet aujourd’hui de dire ce que j’ai subi durant plus de deux décennies.

• MHI : Qu’avez-vous subi?

- M. Dlimi : Nous avons enduré le calvaire le plus atroce qui soit, ma petite famille et moi-même. Et cela, depuis le 26 juillet 1983, six mois jour pour jour après la disparition tragique de mon défunt frère, le général Ahmed Dlimi.

• MHI : Jusqu’à sa mort, vous étiez secrétaire général de la province de Kénitra, comment vos problèmes ont-ils commencé?

-M. Dlimi : J’étais secrétaire général de la province de Kénitra, effectivement, mais quand mon frère est décédé, j’ai senti que les choses allaient changer pour moi, mais pas de la façon dont cela s’est déroulé. Pour un agent d’autorité, de surcroît frère d’un héros national, il m’était impossible, surtout que feu SM Hassan II était venu à la maison de mon frère nous présenter ses condoléances, de penser un seul instant que six mois après je deviendrais pestiféré, démis de mes fonctions et ne percevant plus qu’une misère, 1.950 dirhams par mois.
C’était une chute brutale d’un statut social vers un autre. J’ai subi un traitement de dégradation.

• MHI : Mais comment avez-vous appris la décision administrative prise à votre encontre?

-M. Dlimi : Un beau matin de juillet 1983, Hammouda El Caïd, alors gouverneur de la province de Kénitra, me remet un message ministériel signé par Driss Basri me signifiant, sans autre forme de procès ou d’explication, la fin de mes fonctions de secrétaire général de la province. Je n’ai rien pu faire face au despotisme de l’ex-ministre de l’Intérieur, à l’époque tout puissant. Driss Basri a brisé ma carrière et ma vie avec…

• MHI : Pourquoi lui? Ne dit-on pas que votre frère avait tenté de renverser le régime et que pour cela vous avez payé le prix, comme lui y a laissé la vie?

-M. Dlimi : Je sais à quoi vous faites allusion. On a trop prêté à mon frère, injustement. Il est mort dans un accident de la circulation…

• MHI : Vous corroborez donc la version officielle sur la mort du général…

-M. Dlimi : Le jour de sa mort, il y a eu un communiqué de la Maison royale qui disait, entre autres, que le général Ahmed Dlimi, se rendant vers sa villa dans la palmeraie de Marrakech, après avoir accompli sa mission auprès du Souverain, a trouvé la mort quand un camion fou a percuté sa voiture. Je m’en tiens à cette version des faits. 

Mohamed Dlimi, Hamouda El Caïd et Driss Basri, fin 1982.

• MHI : Donc vous ne pensez pas qu’il a été liquidé pour avoir fomenté un coup d’État.

M. Dlimi : Jamais mon frère n’a pensé à une chose pareille. Le serment qui le liait à feu SM Hassan II était fort au point que je me permettrais de le comparer à celui qui avait lié le Prophète
à ses compagnons. D’ailleurs feu le Roi Hassan II était venu, en personne, nous présenter ses condoléances.

• MHI : Dans ce cas, que voulait-on vous faire payer?

-M. Dlimi : C’est Driss Basri qui m’a fait payer la dîme du sang. Peut-être parce que, se croyant l’homme le plus fort du Maroc après la disparition de mon frère, il fallait qu’il liquide tous ceux qui savaient quelque chose sur son passé et comment ses problèmes ont été réglés… surtout que mon frère et moi-même l’avons sauvé in extremis en 1981, après les événements du 20 juin à Casablanca.

• MHI : De quoi l’avez-vous sauvé? Et comment ?

- M. Dlimi : Je peux vous dire que, le 20 juin 1981, a tout simplement failli être fatal à Driss Basri. Et il le savait. Il m’avait prié, un jour, de le rejoindre dans sa villa de Témara. Une fois ensemble, il m’a demandé d’appeler mon frère, le général Dlimi, afin qu’il intercède en sa faveur auprès de SM Hassan II. Chose que j’ai faite et qui a permis à Basri d’être maintenu au poste de ministre de l’Intérieur.

Mon frère était gêné, sachant que M. Basri était pratiquement fini, mais il est quand même intervenu en sa faveur. Deux jours après, il était venu calmer Basri, lui annonçant son maintien comme ministre de l’Intérieur. “C’était dur, très dur même”, avait-il lancé à Basri. “Maintenant, il va falloir vous défendre devant le Parlement”. C’est ainsi que Basri a fait sa fameuse déclaration sur les “chouhada el koumira’’ (martyrs de la baguette de pain).

• MHI: Vous n’avez pas tenté
d’informer le roi Hassan II sur le traitement que vous faisait subir Driss Basri?

- M. Dlimi : Impossible. Toutes les portes nous étaient fermées. Et il a orchestré une campagne de dénigrement des plus basses et des plus pernicieuses à notre égard, au point que les voisins et les proches nous fuyaient comme si nous avions la peste. Je n’avais aucun choix que de me taire et d’essayer de minimiser les dégâts de cette machine à broyer les gens, surtout que ma petite famille en a souffert également. Nous en gardons les séquelles jusqu’à aujourd’hui encore.

• MHI: C’est pour cela que vous avez tenté de quitter le territoire national avec un passeport falsifié?

- M. Dlimi : Je n’avais pas d’autre choix. Quand j’ai réalisé que ma vie et celle de ma famille, devenait de plus en plus insupportable, j’ai décidé de quitter le pays muni d’un faux passeport. Mes quatre enfants ont pu partir pour la France, où ils ont pu obtenir le statut de réfugiés. Moi, j’ai été intercepté. J’étais filé. Il m’a fallu près de 20 ans avant de revoir tous mes enfants. Ma première femme a demandé le divorce à l’issue de ma tentative de fuite avortée. Mon foyer a été disloqué.

• MHI: On vous intercepte en train de tenter de quitter le territoire national avec un faux passeport et on ne vous jette pas en prison. Comment expliquer ce paradoxe?

- M. Dlimi : Pendant 24 heures, dans le commissariat central de Tanger, j’ai été maltraité et ma dignité bafouée. Quand on m’a transféré à la villa de la DST de l’Agdal à Rabat, j’ai été plutôt bien traité. Ce sont les commissaires Mohamed Achaachi et Mohamed Soussi, aujourd’hui décédés, qui instruisaient mon dossier. Au bout de trois jours d’interrogatoires, ils avaient établi un rapport qui m’était favorable. J’ai été relâché sur instruction royale, m’a-t-on dit à l’époque. C’est feu SM Hassan II qui m’a sauvé. Mais j’ai vécu pendant plus de vingt ans dans la misère noire et les filatures policières.

• MHI: Vous parlez de misère alors que le général a laissé beaucoup de biens. Vous ne vous en êtes pas
servi?

- M. Dlimi : D’abord, de quel droit pourrais-je m’en servir ? Je ne suis pas son fils… Et même si je ne veux pas parler de ma belle-soeur, la femme de mon défunt frère, je ne peux m’empêcher de dire qu’elle a aussi souffert des pratiques mafieuses de Basri.

• MHI: Vous n’avez pas saisi le Conseil consultatif des droits de l’Homme?

- M. Dlimi : Si, en 2000, j’ai écrit au CCDH pour réclamer mes droits et demander à être réhabilité dans mes fonctions d’où j’avais été injustement écarté. En février 2003, j’ai reçu une lettre me demandant de prendre contact avec mon administration pour le règlement de ma situation.

On m’a fait la proposition de réintégrer mon poste. J’ai demandé que ma situation administrative soit revue et régularisée en prenant en compte les 20 ans de ma mise à l’écart. Depuis, je n’en ai plus eu d’écho, alors que je suis à un an de l’âge de la retraite.

Avec SM le roi Mohammed VI, roi civilisateur, qui supervise de grands chantiers dans le domaine du respect des droits humains, j’ai tout espoir de sortir de ce bourbier et de recouvrer mes droits. Quant au préjudice moral que j’ai subi, et avec moi ma petite famille, je ne sais pas comment cela peut être réparé. Mon état de santé s’est considérablement dégradé…

• MHI : Ne pensez-vous écrire un livre comme Marzouqi, par exemple, ou la femme et la fille du général Oufkir?

-M. Dlimi : Je pense de plus en plus à écrire un livre. Cela viendra en son temps. Toutefois, je peux vous dire une chose, je n’ai pas l’intention d’aller l’écrire à l’étranger. Je veux que mon livre soit édité et publié au Maroc. C’est à mes concitoyens que je veux m’adresser. Coupable d’avoir un frère Mohamed Dlimi, sexagénaire aux cheveux plus sel que poivre, frère du général Ahmed Dlimi, mort en 1983, est un homme longiligne, à la silhouette drapée dans un long pardessus. Issu de la tribu des Ouled Dlim de Sidi Kacem.

Il est né en 1946, à Mechraâ Bel Ksiri, dans le Gharb. Après des études primaires et secondaires à Rabat, puis Kénitra, il fera un bref passage par le Lycée militaire de cette ville, qu’il quittera pour l’Institution Foch à Casablanca, où il passera son Bac. Dès qu’il l’obtiendra, il ira à l’École Xavier Bernard, à Ellouiziya, près de Mohammedia, où il passera un stage pour devenir technicien agricole.

Après cela, il entrera au ministère de l’Intérieur, où il aura d’abord rang de caïd, puis chef de cercle avant de devenir secrétaire général –par intérim- de la province de Kénitra.

Il a beau avoir un frère très haut placé, il n’est pas pour autant dispensé de travailler. Même marqué par le temps et les épreuves, Mohamed Dlimi présente un visage serein, digne et sans amertume. Mais ce calme est apparent, seulement. Car après la disparition de son frère, le général Ahmed Dlimi à Marrakech, en 1983, dans un accident de la circulation aussi tragique que louche, un terrible orage de 20 ans va s’abattre sur sa famille.

Mohamed Dlimi et sa famille vont être pris dans une bourrasque qui ne les concernait en rien. C’est du moins la version de Mohamed Dlimi qui déclare, contrairement à ce que dit tout le monde, que son frère est bel et bien décédé dans un accident de la circulation comme il s’en produit tant: il a été heurté de plein fouet par un camion fou.

Six mois après la mort du général Dlimi, il sera débarqué sans ménagement de son poste de secrétaire général de la province de Kénitra. Pourquoi? Qui lui fait payer sa fraternité avec le général Dlimi ?
À cela, Mohamed Dlimi répond sans hésiter: c’est Driss Basri.

On est souvent tenté de faire taire ceux qui étaient là pendant que vous traversiez des moments difficiles. La descente aux enfers va commencer et durer pratiquement à ce jour. Comme il dit, sa vie va basculer. Il va passer du rang de frère du général, héros du Sahara, pour entrer dans la peau du frère d’un comploteur qui doit payer sa trahison. Il habitera désormais un modeste appartement de l’Agdal et survivra avec une pension de moins de deux mille dirhams. Mais même dans ces circonstances tragiques, la dignité de Mohamed Dlimi force le respect.

Son épouse et leurs 4 enfants nés d’un premier lit en souffriront. De toutes ces vicissitudes, Mohamed Dlimi ne garde aucune aigreur, après plus de 20 ans de vexations diverses, il est toujours là, impavide et prêt à reprendre sa tâche là où il l’avait laissée.

L'interview est livrée à Maroc Hebdo

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31 août 2007

Ben Barka était un agent de l'est!!!

Ben Barka, agent de L'est :

benberka

Le Vif/l'Express persiste et signe

Le 06/07/07, je publiais sur les pages de ce blog, ( article à consulter en archive du 06/07/07 ) un article relatif au dossier publié par l'hebdomadaire le Vif l'Express laissant entendre, documents à l'appui, que Mehdi Ben Barka a éta un agent des services d'espionnage de l'Est et de la Tchekoslovaquie en particulier.

La réaction de la famille de Ben barka, sous forme d'une demande de droit de réponse ne s'est pas fait attendre, je vous en livre le contenu:

" 1- Lorsque Mehdi Ben Barka a résidé à paris entre 1960 et 1961, il occupait déjà une place importante sur le plan marocain comme international. Il était le représentant à l'étranger de son parti, l'Union nationale des Forces populaires, et siégeait dans les organismes de solidarité des peuples afro - asiatiques ( OSPAA ). A ce titre il était en relation  avec tous les partis, toutes les associations et tous les représentants de pays qui pouvaient apporter leur soutien à la lutte du peuple marocain et de son parti qui était dans l'opposition. ( ndlr, l'UNFP était au pouvoir jusqu'au 22 mai 1960 et c'est durant son séjour à la tête du gouvernement marocains que les massacres du Rif avaient eu lieu en 1959)

A partir de 1963, il est devenu le coordinateur entre l'OSPAA au Caire et le fonds de solidarité ( Guinée ) pour soutenir les mouvements de libération nationale en Afrique contre le colonialisme. Cette responsabilité l'amenait à discuter avec les responsables de divers pays, dont les socialistes, pour alimenter ce fonds.

Mehdi Ben Barka n'avait nullement besoin d'un deuxième secrétaire d'ambassade tchékoslovaque à Paris pour nouer des liens avec avec les responsables soviétiques.

Ces contacts existaient déjà lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale consultative marocaine et le représentant du comité soviétique de solidarité afro asiatique était un membre important du secrétariat de l'OSPAA au Caire et du Fonds de solidarité en Guinée.

2- Ben Barka a eu la capacité d'aplanir les différentes contradictions qui existaient entre les soviétiques les chinois, entre chinois et cubains, entre indiens et chinois et entre les différents mouvements du tiers monde.

C'est à ce titre qu'il a été nommé à l'unanimité président du comité préparatoire de la Tricontinentale. La confiance que chacun de ces acteurs lui a prodiguée interdit de penser qu'il ait été au service de l'un ou de l'autre .

3- A en croire l'auteur de l'article ( ndlr LE VIF L'EXPRESS ), Mehdi Ben Barka serait devenu un minable agent secret des services secrets tchekoslovaques, manipulés par un deuxième secrétaire d'ambassade à Paris. Or, ainsi que l'article le révèle, les seuls documents détruits dans les archives concerenent le mode de "rémunération" de Mehdi Ben Barka.

De plus on ne comprend pas très bien quelle a été la fonction de Mehdi Ben Barka, puisque toujours selon l'article , aucune des pièces des archives  n'est de la main de Mehdi Ben Barka et que lorsqu'on lui impute d'avoir récupéré des documents officiels français , ces documents ne figurent pas dans les archives de la STB.

Quant à la fiche de recrutement, elle transforme Mehdi en Mohamed.

Comment croire que Mehdi ait eu besoin de 10000 francs pour acheter le soutien de France Observateur, hebdomadaire où il comptait de nombreux amis et compagnons de lutte.

Dans ces conditions, la famille Ben Barka est surprise de la facilité d'accès à certaines archives et surtout de l'interprétation qui en est faite .

Sans tenir compte des fonctions publiques de Mehdi Ben Barka et sans replacer ces archives dans leur contexte, la lecture qui en est faite conduit à soutenir une thèse prédeterminée. Il est bien plus plausible et vraissemblable que les sommes qui ont pu être versées par le gouvernement tchekoslovaque aient été destinées au Fonds de solidarité pour financer les luttes anticoloniales en AFrique.

Nous regrettons d'autant plus cette manière de faire qu'à ce jour nous ne savons toujours pas qu'est devenu Mehdi Ben Barka, ni qui sont ses assassins et que la procédure judiciaire est toujours entravée".

Réaction du Vif L'Express au droit de réponse:

"Le Vif L'Express maintient toutes les les informations développées dans ses éditions du 6 juillet à propos des relations entre Mehdi Ben Barka et les services de renseignement tchekoslovaques de 1960 à 1965. Petre Zidek, l'historien et journaliste tchèque dont nous avos publié l'article, est un specialiste reconnu de cette période de l'histoire, notamment des relations entre la Tchekoslovaquie et l'Afrique francophone.

En nous rendant sur place, à Prague, nous avons pu constater qu'il disposait de tous les documents évoqués dans cette enquête, mais également du reste du dossier Ben Barka ( 1550 pages ).

Rappelons aussi qu'un ancien agent des services tchèques a accepté de témoigner à visage découvert, dans le cadre de cette enquête, et qu'il a confirmé les liens entre son ancien service et l'opposant marocain en exil". 

Commentaire de Bruxellois, Non peut être? :

Il va de soi que la réaction de la famille de M Ben Barka ne pouvait être que celle contenue dans le droit de réponse. Elle est par essence subjective et à sens unique. Cela découle bien sûr de la ligne de défense que cette famille a érigée en système face à tous les détracteurs et les historiens s'intéressant au parcours de ce grand dirigeant.

Il est clair que lorsqu'elle parle des "assassins de Ben Barka" et qu'elle dit ne pas connaître le sort de ce dernier, elle se contredit. Ou bien doit elle affirmer que Ben Barka a bel et bien été assassiné ou se limiter de s'interroger sur le sort encore inconnu qui a été réservé à Mehdi.

Pour ce qui me concerne, je demeure attaché à la mise à nu de toutes les pérépéties encore obscures ayant amené à la disparition de ce grand leader marocain, mais cela ne doit pas m'empêcher par ailleurs de porter un jugement en fonction de ce je connais de lui, sur son parcours militant.

Au sein de l'Istiqlal entre 1956 et 1959, Ben Barka ne pouvait ne pas être au courant des très nombreux enlèvements d'authentiques patriotes par les milices fascistes et les barbouzes de ce parti dont Mehdi maîtrisait les rouages de fonctionnement.

Ces enlèvements avaient été accompagnés de tortures et d'assassinats de nombreux opposants aux desseins hégémoniques des dirigeants de l'Istiqlal à cette époque. Ceux ci et Ben Barka en faisait partie étaient, à l'instar des autres partis arabes, adeptes de l'existence d'un parti unique devant lequel toutes les autres formations devaient s'effacer.

Ben Barka progressiste, certainement . Mais Ben Barka démocrate, nullement.

   

       

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30 août 2007

Usés et opportunistes!!

Usés, scotchés et opportunistes

                                                   ahmedherzenni

                                                               Ahmed HERZENNI

est un ancien détenu politique au Maroc.

             Il a succédé à feu Driss BENZEKRI à la tête du Conseil consultatif des

           droits de l'homme au Maroc. Herzenni est chargé par M6

de l'exécution du projet créant un Conseil supérieur des RME.

( Ressortissants marocains à l'Etranger )

Ce ne sera pas la première fois que j'évoquerai le sujet relatif aux cadres marocains d'Europe scotchés aux institutions chérifiennes et dont le seul but et l'espoir supprême consiste à obtenir une "reconnaissance" accordée par ces institutions à ces ex vassaux aujourdh'ui usés et discrédités.

Durant les années septante (70)et jusqu'à la fin des années nonante ( 90 ), une pléthore d'amicalistes voués corps et âme à l'ancien régime et dont les patrons pratiquaient le mouchardage et la wichaya pour le compte de Si Driss El basri, se bousculaient au portillon des services protocolaires des ambassades et du palais royal chargés de sélectionner les obligés du régime pour une présence à la fête du trône à Rabat et l'octroi d'un Wissam ( décoration ) alaoui pour services rendus.

Et quels services!! De nombreux militants de gauche dont Houssine El Manouzi, syndicaliste marocain en Belgique firent les frais de ce zèle amicaliste consistant à "donner" les opposants actifs en Europe. Il fut enlevé à Tunis et remis à la police politique marocaine. Son sort demeure à ce jour inconnu et il n'est pas le seul. 

Le député régional Chahid, proche de Philippe Moureaux est de ces amicalistes bien connus sur la place bruxelloise. Quelle insulte pour le socialisme que d'abriter au sein d'un parti de gauche de tels individus.

Nous aimons le Moureaux, héritier des nobles idéaux de mai 68  et promoteur des combats antiracistes et en faveur des droits de l'homme. Moureaux père de la loi de décembre 80 relatives au statut des étrangers et de la loi réprimant des actes inspirés par le racisme et la xénophobie.

Mais ce n'est pas le Moureaux d'aujourd'hui qui s'acoquine avec des réactionnaires et des imams intégristes. Cela est un autre débat qui viendra en son temps.

Ce sont ces amicalistes qui font de la résistance aujourd'hui face à l'exclusion qui les frappe au Maroc dans le cadre de la constitution du Conseil supérieur des Ressortissants marocains à l'Etranger. Ce conseil dont la mise en place a été décidée par le roi Mohamed VI pour constituer un espace de dialogue et d'échange entre les RME et les institutions politiques marocaines.

Le regroupement qui s'est opéré autour de la cordination animée en Europe par d'anciens militants marocains de gauche et qui porte le nom d'Almonadara a largement damé le pion à ces barbouzes de l'ancien régime marocain en se présentant comme un interlocuteur crédible auprès du CCDH.

La plupart des membres d'Almonadara ou proche de ce rassemblement proviennent de l'associatif progressiste et démocratique marocain à l'Etranger.

Ce courant qui a les faveurs des animateurs et des responsables du Conseil consultaif marocain des droits de l'homme (CCDH), chargé par M6 de préparer le terrain pour la mise en place du conseil supérieur des RME, ne veut en aucun cas entendre parler des ex amicalistes convertis faussement à l'Etat de droit et aux principes démocratiques.

Il a fait de cette revendication son principal cheval de bataille et a été en grande partie, suivi en cela par responsables du CCDH.

Aujourd'hui, les anciens membres des amicales déchues évoquent le repect du pluralisme démocratique et de la diversité qu'ils ont toujours niés et combattus, pour se profiler comme partenaires au sein du futur conseil supérieur des RME.

Nous verrons bien si ces déchets de l'histoire parviendront à obtenir gain de cause et à s'infiltrer dans cette institution en constition. Si cela devait être le cas, le futur Conseil des RME portera en son sein les germes de sa propre destruction

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29 août 2007

Nichane saisi, TelQuel détruit, Benchemsi inculpé…

Ce qui s’est vraiment passé!!

QUI A DIT QUE LA TERREUR POLICIERE A CESSE SES ACTIVITES AU MAROC ?

QUI PRETEND QUE LA TORTURE, DU MOINS MORALE EST UN VIEUX SOUVENIR AU ROYAUME CHERIFIEN ,

Le récit que nous livre le journaliste et éditorialiste de Tel Quel, Reda Benchemsi, constitue un flagrant démenti de l'image dont cherche à se doter le régime marocain. L'évolution de la démocratie se mesure à l'aune du respect des droits de l'homme et des journalistes en particulier.

   

Récit de Benchemsi:

En matière de répression contre les journalistes, les escalades, au Maroc, sont toujours particulièrement inattendues, fulgurantes et brutales. Samedi 4 août 2007 en fin de journée, tout allait encore bien : Nichane était en kiosque, TelQuel sous presse et leurs deux équipes en congé après un bouclage difficile (232 pages au total !).

48 heures plus tard, les deux magazines avaient été saisis et détruits sur ordres du premier ministre et du ministre de l'Intérieur. Tous les journaux ne parlaient que de ça et j'étais moi-même, après avoir été très longuement interrogé par la police, inculpé du plus grand crime qui soit en matière de presse au Maroc : l'offense au roi.

Suite...

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28 août 2007

C'est fait! Gül

La laïcardie en échec.

                                              Attat    

                                    photo_home_bis

                                  ATTATÜRK    et ABDULLAH GUL ET SON EPOUSE VOILEE

                                 ATTATÜRK SERA CONTRAINT DE COHABITER AVEC LE FOULARD

Le troisième tour était le bon au parlement turc ce mardi 28 août pour la consécration d'Abdullah GÜL à la tête de la nation turque moderne.

Le baroud d'honneur exécuté hier par le chef de l'état major de l'armée, gardienne des valeurs laîques, n'a pas perturbé les députés qui ont voté massivement pour l'accession du n°2 du PJD à la tête de la magistrature sûpprême turque.

De fait, la veille de ce vote historique a été marquée par une sortie musclée du n° 1 de l'armée,  en forme d'avertissement au futur président l'invitant à préserver et à respecter les principes Attaturkistes de la laîcité turque.

Le chef d'état major savait que les carottes étaient cuites et que l'avènement de Mr Gûl à cette haute fonction était inéluctable.

Cet avertissement a davantage été destiné à la formation islamiste turque pour ce concernait la formulation du contenu de la future constitution qui de fait, égratigne sérieusement les fondements de cette laîcité "armée".

Deux domaines d'une très grande symbolique sont visés par les modifications que le PJD compte introduire dans les textes de ladite constitution qui sera soumis à réferendum - quoi de plus démocratique !! - à la population turque.

- Le premier est relatif au droit qu'auront les femmesde porter le hijab dans l'exercice de leurs fonctions et sur les lieux publics

- Le second est relatif à une large reconnaissance de la culture kurde et aux droits de cette importante minorité à faire valoir l'exercice de cette reconnaissance ( enseignement, arts, littérature, médias etc ).

Les laïcards turcs qui ont perdu sur tous les tableaux espéraient que cette fois, l'armée allait réagir plus énergiquement- certains n'hésitant pas à appeler au coup d'état - pour empêcher l'accession d'Abdullah Gül à la présidence de la Turquie.

Drôle de laîcité qui s'appuie sur les baîonnettes de l'armée quand l'un des principes de la laïcité bien comprise prônent la supprématie de la souveraineté populaire sur les autres institutions non élues.

Même en Occident, ceux des laïcards intégristes qui déniaient au peuple turc le droit de disposer de son destin et de choisir librement ses dirigeants, lorgnaient vers cette même armée, qui elle, a montré davantage de maturité que ces faux "laîcs" putchistes et fascisants qui ne font point honneur à une laïcité authentique, celle qui respecte les principes fondamentaux de la démocratie reposant avant tout sur les choix des peuples.

Il n'y a pas de subdivision de la liberté selon que l'on soit laïc ou non. CELLE CI EST UNE ET INDIVISIBLE.

L'enseignement à tirer de cette longue saga opposant le PJD aux partis "lâïcs" turcs démontre si besoin en était, que les farouches défenseurs des principes démocratiques et de la souveraineté populaire ne sont ceux à qui l'on serait tenté de penser.

Le PJD a prouvé à tous ses détracteurs que pour lui, les valeurs du respect de l'état de droit, ont une réelle importance.

Même Sarkozy qui pourfendait les islamistes turcs et freinait des quatre fers pour l'entrée de la Turquie moderne au sein de l'Europe des 27, vient de se résoudre à plus de souplesse dans cette position intransigeante.   

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27 août 2007

LE VISIR

L'EXECUTEUR DES BASSES OEUVRES

DE HASSAN II EST MORT

Exécutuer des basses oeuvres pour ses contempteurs, serviteur zélé pour ses partisans, Driss Basri qui fut durant 20 ans, l''implacable ministre de l'intérieur du roi Hassan II est mort ce lundi à 69 ans d'un cancer à Paris où il s'atait exilé après sa disgrâce en 1999.

"Il est mort ce matin à l'hopital" a affirmé l'un de ses proches ( j'ajouterai : comme un chien ndlr ! ) . Au Maroc , la nouvelle a été annoncée brièvement par la MAP ( Maghreb agence press ou  voix de son maître, ndlr) qui a présenté sa biographie sans commentaires.( ben voyons, ndlr )

Mais pour les défenseurs des droits de l'homme dont certains furent d'anciens détenus politiques, la nouvelle a un goût amer " Cet homme est parti comme beaucoup d'autres responsables des graves atteintes aux droits de l'homme après avoir vécu dans l'impunité " a assuré Abdelilah Ben Abdeslam, ( ex détenu politique ndlr )

Pour le vice préésident de l'Association marocaine des droits de l'homme " Avec lui vont être entérées un certain nombre de vérités concernant ces violations "

Ce fils de gardien de...prison ( on ne se refait pas, ndlr ) de Settat, au sud de Casablanca avait choisi la police pour son ascension sociale. Il a commencé sa carrière comme commissaire principal à Rabat puis est devenu en 1973, directeur de la DST ( Direction de la surveillance du territoire ) avant d'être nommé secrétaire d'état à l'intérieur et restera inamovible jusqu'à la mort de Hassan II en 1999.

Après avoir été "trahi" par le général Oufkir et par le général Dlimi, le roi Hassan II avait fait de Driss Basri son troisième et dernier homme de confiance.

Source : AFP

LIRE ARICLE " Pourris au Maroc : laissez les vieillir" sur ce même blog . ARTICLE ARCHIVE AU 21/03/07

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Basri est mort

LE VIZIR DE HASSAN II EST MORT A PARIS

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NOUS VENONS D'PPRENDRE QUE DRISS BASRI, L'EX BRAS DROIT DE FEU HASSAN II ET PRINCIPAL ARTISAN DE LA TERRIBLE REPRESSION DES ANNEES DE PLOMB AU MAROC EST DECEDE CETTE NUIT A PARIS SUITE A LA LONGUE MALADIE QUI L'AVAIT TERRASSE CES DERNIERS MOIS.

DRISS BASRI AVAIT ACCEDE A LA TETE DU MINISTERE DE L'INTEROEUR EN 1979 ET EST DEMEURE A LA TETE DE CE DEPARTEMENT JUSQU'EN 1999 LORSQUE LE NOUVEAU ROI MOHAMED VI MIT SPECTACULAIREMENT FIN A SES SERVICES.

LA MORT DE BASRI MET FIN A UNE SERIE DE PLAINTES AYANT ETE DEPOSEES CONTRE LUI PAR DES OPPOSANTS ET DES VICTIMES DE LA REPRESSSION AU MAROC ET SOULAGERA SUREMENT LE REGIME MAROCAIN DU POIDS DE CERTAINES REVELATIONS QUE BASRI MENACAIT DE FAIRE S'IL DEVAIT ETRE CONTRAINT DE REPONDRE DE SES MEFAITS PASSES

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26 août 2007

Plus court, tu clamses...

MAROC :SHORT IS BEAUTIFULL

benchemsi

Ahmed Reda Benchemsi, le fou du Roi ( directeur de Tel Quel )

De mémoire d'observateur de la chose politique au Maroc, aucune campagne électorale n'a été aussi courte dans ce pays depuis son accession à l'indépendance en 1956.

D'ailleurs, il ne me revient point de souvenir d'une campagne électorale aussi speedy et short, nulle part dans la planète terre.

A peine dix jours pour le lancement " officiel " ce samedi 25 août 2007, d'une campagne qui doit se clôturer par un vote législatif le 7 septembre prochain.

33 partis politiques sont en lice pour ce scrutin qui semble de toute évidence joué d'avace tant les membres du gouvernement " sortant " se bousculent depuis le début de cette année sur les chaînes des télévisions marocaines pour vanter leur bilan exceptionnellement positif.

Les 3 grands partis : Istiqlal nationaliste, le RNI vaguement libéral mais proche du palais et l'USFP social démocrate vieillissant sont assurés de demeurer à la tête du gouvernement à l'issue de ce scrutin ( voir ardchive: le doyen du monde du  08/08/07 sur ce blog.)

Aucune place pendant cette hémorragie de figures de la majorité en place n'est donnée sur ces chaînes aux membres des partis de l'opposition, encore moins aux petits partis, et pour cause: la campagne officielle ( de 10 jours ) n'avait pas encore démarré.

Mais personne n'est dupe de cette parodie de démocratie électorale dont les résultats et les alliances sont pratiquement connus d'avance.

Seule "inconnue" : le résultat des islamistes du PJD ( parti de la justice et du développement, l'alter égo de la formation turque d'Erdogan).

Chose sûre: ce parti ne disposera pas de la majorité absolue et sera donc contraint, s'il accepte de monter au pouvoir, de composer avec les partis traditionnels de "gauche comme de droite " .Encore faudrait il s'entendre sur ces appellations dans un pays où les partis politiques , de par les pouvoirs constitutionnels que s'octroie le souverain, n'ont que peu de marge de manoeuvre pour tenter d'appliquer quelques bribes de leurs programmes.

D'ailleurs, dans son avant dernier discours du début août, le roi Mohhamed VI a été on ne peut plus claire quant à cette marge "accordée" aux formations politiques en lice pour ce scrutin.

Il leur faut s'occupper exclusivement des problèmes concrets et quotidiens des gens, a signifié le roi à ces partis, les grands problèmes et chantiers de réformes s'inscrivant dans le domaine des intérêts fondamentaux du pays, le souverain s'en occupe.

Lorsque cette teneur du discours royal avait été critiquée par Reda Benchemsi, directeur de l'hebdomadaire Tel Quel, celui ci a fait et fait toujours l'objet de poursuites judiciaires au Maroc pour non respect dû à la personne du roi. Les partis pôlitiques concernés, eux, par cette exclusion des affaires dites fondamentales du pays, se sont tus et aucun n'a semblé pressé de voler au secours de Benchemsi.

Or, le roi du Maroc, de par le rôle qu'il joue et le pouvoir qu'il détient aujourd'hui, ne se limite pas à règner, mais s'investit dans la gouvernance du pays. Et comme chacun le sait: gouverner et prendre des initiatives qui relèvent des compétences du pouvoir législatif et Exécutif est de nature à exposer celui qui se livre à cette pratique à commettre des erreurs et à encourir une évaluation à charge et à décharge.

Mais le Maroc est, semble t il, une exception dans ce domaine.  Et malgré la présence d'observateurs étrangers "invités" par le gouvernement et l'implication " très limitée" du Conseil consultatif des droits de l'Homme" qui n'a pas les moyens de la mission qui lui est demandée,pour la supervision de ces élections, celles ci produiront le résultat attendu par le palais royal et ne déboucheront sur aucune surprise notoire.

Les marocains, eux, n'attendent que peu de résultats tangibles et concrets de ce scrutin quant à l'amélioratiion de leurs conditions de vie. Ceux de l'étranger qui avaient reçu comme une bouffée d'air frais, l'engagement du roi Mohamed VI à les associer à ce scrutin, ont dû vite déchanter après une volte face spectaculaire du souverain marocain reportant aux calendes...marocaines, cette participation tant espérée par la société civile marocaine.   

Breaucoup de pateras ( embarcations de fortune transportant les clandestins pour l'Europe ) couleront dans la traversée de détroit de Gibraltar avant que de réels changements interviendront dans ce pays      

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WOMEN

WAAAOUW - MEN !!!

A SAINT JOSSE

Dans le mot WOMAN il y a déjà celui de MAN et dans le mot WOMEN il y a celui de beaucoup d'hommes.

L'une ne peut pas fonctionner sans son partenaire et vice versa!!!

A Saint Josse comme ailleurs, d'ailleurs.

women

         Festival WOMAN ( voir archive du 21 08 07 sur ce blog )

Posté par Khalilcdh à 10:45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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